Le crâne ouvre sa boîte en Pandore,
me restent les beautés les précieux,
Ouverte aux merveilles tombées des étoiles et la Lune.
Tu vrombis lourdement
Pataud à l'attaque,
Frémis à son passage.
Je pense gros méchant dard et
Noir en diable
Me rétrécis
Les bras au cœur.
Tu me dépasses,
Doubles tirant ton gros moteur.
Et te voilà
Aux couleurs chaudes,
Duveteux rondouillard
Drôlement bringuebalant ;
Bourdon Boubou tout doux.
Bondit, caquette, tortille, ronronne,
Ouvre ses ailes et rime,
Jappe, glisse, chante, roule, crie,
Les yeux derrière ou jusqu'au ciel
Il embrasse l'univers et toutes ses langues,
Entend et voit l'infiniment,
Poète maudit
Se tait,
Humble témoin.
Poule cocotte
Le cou tictac
La crête bloblotte
Le bec picpique.
Et au printemps,
Gonfle les plumes
Grandit la queue
Je suis un Paon
Déploie ses ailes.
Mais ne s'envole qu'au balcon
Là,
Justes ici,
Fière et rapide
Princesse du jardin.
Étiré craqueluré l'élastique
Explose en plein vol ;
Et je jaillis enfin du chapeau
En mille colombes de joie.
Petit cheval des mers,
Droit dans ses bottes
Galope la révolution féministe
Danse arabesque mille fois chaque jour l'amour de sa vie.
Gravée d'amitiés lumineuses
Tatouée de cicatrices abruptes
Je brandis haut et fort mon corps et ses histoires.