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lundi 3 juin 2024

Autiste

Bondit, caquette, tortille, ronronne, 

Ouvre ses ailes et rime,

Jappe, glisse, chante, roule, crie,

Les yeux derrière ou jusqu'au ciel 

Il embrasse l'univers et toutes ses langues,

Entend et voit l'infiniment,

Poète maudit 

Se tait, 

Humble témoin.




dimanche 21 juillet 2019

Alan Turing

‪Chasseur de hiéroglyphes‬
‪La tête fumante nuée de‬
‪Chiffres.‬
‪Polyglotte des sciences‬
‪Héroïque solitaire.‬
‪Mais la grande Morale ‬
‪Vomit ses amours d'homme‬
‪A homme,‬
‪Inhumaine sentencieuse.‬
‪Christ bien crucifié à moins de‬
‪Revenir chenille.‬
‪Cesse de voler et tu vivras !‬

jeudi 18 juillet 2019

El Chapo

‪Petit vieux grassouillet‬
‪Trottine pièges et poings liés‬
‪Les gorilles ne sont plus singes savants‬
‪Dans sa poigne de fer.‬
‪Petit vieux grassouillet‬
‪Prince de poudre blanche‬
‪Sucera son sucre crasseux‬
‪Contre ses quatre murs.‬
‪#poesinfo #twitterature‬

mardi 16 juillet 2019

Club des quatre, USA

‪Des quatre coins du globe‬
‪Quadrature du cercle‬
‪S'y accrochent même si.‬
‪Elles élèvent leurs couleurs sans drapeau‬
‪Et affrontent le gros bébé assis dans ses‬
‪Coussins de billets.‬
‪Elles dédorent et nuancent le blanc contre son ‬
‪Blanc.‬
‪Rongent les droites et carrent les zigs et‬
‪Zags.‬

vendredi 12 juillet 2019

Sans queue ni tête

‪Prince tout en tête‬
‪Se promène de mains en mains‬
‪Impotent guillotiné‬
‪Dépendant des amours du bas peuple.‬
‪Au-dessus des lois‬
‪Pourtant le voilà qui roule sa bosse‬
‪Lointaines contrées.‬
‪Rêve-t-il dans son masque rocheux‬
‪À son chaud pays nostalgique ?‬
‪Qui sait ? ‬
‪La pierre est muette.‬

mardi 9 juillet 2019

Omnivore au soleil : Tapie

Picore de bulle en bulle
À tous les râteliers,
Pas charognard pour un sou :
Il les veut bien vivants.
Bel oiseau ouvre ses ailes
Fait la roue se pavane
Danse et brille 
S'offre le tapis rouge.
Retrousse les babines si l'on l'accule
Et tiendra la bataille jusqu'à ne plus

lundi 8 juillet 2019

Diplomatie de cour d'ecole


Messes basses en copains au fond de la cour.
Cachotteries d'un coup au grand jour
Et le gros bras rouleur de mécaniques
Piqué dans son orgueil d'indécrottable grandiloquent
Se retourne et se drape
Outragé en diva.
Bientôt il se pâmera à l'ancienne mode.

lundi 1 juillet 2019

Avec les pieds

Le bouffon volte
Le fou vole
L'insouciant gambade
Le joyeux primesaute
Le soucieux piétine
L'impatient trépigne
Le stratège glisse
L'artiste valse
L'alcoolique titube
L'hypocrite tâtonne
L'intrépide court
L'impulsif bondit
Le maladroit trébuche
Le rigolo claquette.

Innommable bazar.

Et Dieu se marre comme une baleine.

jeudi 27 juin 2019

Gros bébés dirigent le monde

Sérieux costards
Grands cols blancs
Aux manettes du monde.
L’air noble et grandiose
En pompes et hymnes
Brillants.

Mais
Sérieux costards
En couches culottes
Et cour d’école
Dressés cahin caha
Grosses cuisses potelées
De gros bébé
Ouïn ouïn
Il m’a fait mal
Maîtresse maîtresse
Il est méchant
Caca boudin
Les bras croisés ronchons
Le col blanc toujours droit
Les yeux secs
Et le cucul à terre
De colère
Parfois tapent des pieds
Et grognent
En ventriloques.
Derrière le grand bureau,
Caché le poupon rose.
Le pas beau moche qui a tapé
Demain
A la récré
Tu verras bien
Coup de pied
Vengeur
Et nananère !
Maîtresse les yeux noirs
L’index moral
Non non non non !
Mais bébé-rage
En rit sous cape
Se retire bien à croupetons
Mais les yeux levés
Droits dans ceux
De Dame Justice.
Petit malin
Tu finiras sous les verrous
Ou à l’asile !
Ou grand homme en col blanc :
Même combat.




jeudi 9 mai 2019

Prince saoudien

Grand sourire à pleines dents
Tiré en mécanisme marionnettiste
Les yeux d'Orient alors
Se plissent jusqu'à la fente
Disparus dans la
Poupée gloutonne Madame BienSéance.
Les yeux s'enfuient loin
Des projecteurs
Malins
Brigands
Savants prestidigitateurs.
Ils seraient incorrects.
Ils riraient la vengeance.
Le grand sourire séduit son monde
Et le tour est joué.

Mais quand tombe
Les yeux gèlent
Glacent les sangs.
Reflètent un vide
Béant presque
Magique d'immense
Silence.
Le sourire s'oublie
Dans des frissons
Frileux.
Le corps reconnaît
Le vrai
Psychopathe
Sonne toutes les
Alarmes
Et déjà creuse
Les tombes.

La Mort, basse sentence
De l'impuissant aux pleins pouvoirs.

lundi 22 avril 2019

Voile en volutes fumeux et hypnotisantes arabesques
Enveloppe la douce sage femme
Bouche cousue elle peint au ciel et à la rue sa rage de liberté. 


Première femme streetartiste afghane

jeudi 11 avril 2019

11 avril : Cul par-dessus tête

Et si 
sieur soleil
N'était qu'un 
Boute-en train.
Au lieu de l'ennuyeux
Pompeux
Divin
Et tralala,
Il serait 
Un coureur de jupons
Luron laron
En foire 
Possiblement,
Serait
Un trublion
Ronron petipatapon
Cloche-pied
Boiteux 
Pourquoi pas ?
Saoûl comme une barrique
À frites
Adepte sans vergogne
De jeux de mots
Contrepét-
triques
Et jeux de main
De vilains,
Comme chacun sait
Ce qui rend 
Interessant
Tout réel 
Digne du nom.
Il serait
Un sacré emmerdeur
Qui cogne 
A la porte
À toute heure,
Non pas réglé comme une horloge 
Prévisible
Et 
Sage.
Une nouvelle planète
L'accueillerait
Et il goûterait 
Toutes les fêtes
Baisant comme une bête
A tue-tête
Cul à l'air
Grognard rugueux
Salace
Et 
Un peu sorcier.
Le soleil
Serait enfin
Drôle.


lundi 1 avril 2019

Greta Thunberg : A l'aveugle le mot clair

Sans les yeux
Ou volages
Papilloneurs.
Les pupilles fébriles
Tournent le monde avant
Un bref sursaut 
Sur leurs pairs interrogatrices.
Pourtant ces yeux
Miroirs de l’âme,
Tartuffes oui !
Qui semblent 
Fuir
Délient
La langue
Et les mots francs.
Brutaux de l’anormé.
Matière stricte de leur sens.
Volutes gommés.
Juste les mots
Dans une bouche sans
Les yeux.
Et la voilà
La violence du mot 
Clair.
Il n’est jamais du
Quotidien.
Le mot du fou,
Handicapé,
Inadapté.
Les abonnés
Aux bas-côtés
Peut-être le mot le plus coulé
A la forme du réel.
Une enfant crache ce mot
Diamant
Rare
Intouchable
Et sa vérité folle.


mercredi 13 mars 2019

13 mars : Armstrong Ier, pas sur la Lune

‪Les yeux grand ouverts laissant passer toutes les lumières ‬
‪Et le visage poupin prêt à s'émerveiller ‬
‪Armstrong pistonne trompette et cigarette incongru virtuose.‬



jeudi 7 mars 2019

Léonard de Vinci

Le long barbu
Aux yeux louches
Un petit air de nos explosifs contemporains
À poils dévots.
Mais pour lui 
Non merci pas
De chair humaine en pâté,
Improbable végétarien,
Non non pas même halal.

Léonard pose sur le monde
Et son univers
Deux mirettes follettes.
Peut-être s’y cache-t-il
Et s’y retire
L'air benêt.
Et scrute 
En impitoyable surdoué
Ses pairs insouciants.

Il marche à côté
De son siècle
A l’étroit
Sans doute
Dérouteur obstiné
Jamais vraiment 
A sa place.
Un kamikaze

Pas de nos admirables
Tests
QI
Et autres fausses inventions.
N’aurait-il pas
D’ailleurs
Peut-être dans une nuit 
D’insomnie 
(Sûr qu’il ne dormait pas le Léonard)
Trouvé déjà 
La clef de son mystère ?
Formidablement seul et ses neurones 
Vibrionnants.

Parangon
Du génie historique.
L’humanité a ses
Valeurs immuables :
Génies à travers les temps,
Sceptiques
Insatiables
Bouillonnants 
(Un peu de Ritaline Monseigneur de Vinci ?)
Excentriques avérés
Anormaux tolérés
Parfois 
Follement messianiques
Plusieurs siècles 
D’avance.

Derrière son air de Père Noël
Et son regard tordu,
Plusieurs pas en coin
Cavalier échèque et mate
Il galope plus vite
Que tous les cerveaux
Qu’il rencontre.
Chemin de traverse
Angle imprévu
Il vole le carcan
En éclats
Sans bruits
Sans bombe
L’oeil insaisissable et rieur.
L’antinome de nos pieux et criards barbus. 

Il doute absolument.
Il fouille obstinément.
L’idée féroce
et sans limites.



mardi 22 janvier 2019

Les puissants du monde : morts-vivants

Ils ont
Les yeux plongés au miroir
Déformant des caméras,
Miroirs parias,
Traîtres à leur espèce.
Sans doute,
Comme chasseurs de fantômes,
Ils retournent
Soigneux
Les reflétants intimes.
Ils pourraient
Entendre leurs petites
Voix.
Voilà qui signe la fin.

Ils ont
Aux lèvres un sourire
Qui appelle.
Le visage aspireur
Tentateur.
En boomerang,
Hameçonné,
Peut s’approcher le rictus
Du quidam.
Ils jouent aux
Sirènes fabuleuses.

Mais,
Le fameux quidam maintenant
Tout près,
Sent ses pommettes dansantes
Retomber se cacher.
Sous les orbites horrifiés.
Trompés.
Il fouille minutieusement
Et puis
En frénétique
La face qui l’a roulé.
Ses yeux se mettent à
Sourdre
Assombris tournoyants.
Il cherche avec
Rage
L’homme qui serpente

Juste là devant lui,
Pourtant indomptable.
Il tourne autour
De l’énergumène
Toutes dents dehors,
Les paillettes maquillées
Dans le texte intriqué
Du costume grave.
Les mains à la chorégraphie
Discrète
Gantent de rutilantes
Kalachnikovs.

Notre quidam a
Décoléré.
Il admire l’inauthentique
Impalpable.
Personne n’habite
Donc sous ces sourires.
La radio est inerte.
Le rayon n’en dit pas
Plus.
Pas même un début
D’embryon.
Oh attendez tout au fond là...
Un vrai vivant en
Agonie.

Imperturbables
Ils conduisent encore le monde.
Faux seigneurs,
En pleine partie d’osselets.
Ils ont découpée comme des grands,
Le long des pointillés,
Jusqu’au plus minus des
Pays.



lundi 21 janvier 2019

Carlos Ghosn : l'Intouchable

Le grand homme
Impénétrable
Les sourcils chenilles en circonflexe
Au regard noir.
Sévère intouchable
Altesse insatiable
Travailleur acharné
Ambition d’ogre
Ogre guerrier,
Les armes à la main,
Sans crainte d’en user
D’en abuser
Dans la nuit sombre des coffres
Forts.

Le grand homme
Imperméable
À toute météo importune
D’un revers de main.
Sévère intraitable
Insatisfait perpétuel
Bosseur acrobatique
Désir à crocs
Crocs face à face,
Sans peur d’en user
D’en abuser
Dans le clair obscur des hautes
Sphères.

Le grand homme
Impitoyable
Dont les yeux d’acier
Mordent
Brillent d’un prédateur ;
L’intouchable
Chute tout au fond de
La chaîne alimentaire.
Tyrolienne flash et le voilà
Dans son
Geôle,
Éternelle histoire du géant
Aux pieds d’argile.
Fragile de son avidité.

Sans les nuances de
La vraie connaissance,
L’Intouchable d’est en ouest.
Et l’on entend la clameur des
Femme et enfants,
Drôle de contre-chant,
Détonant.
A la clef,
Vrombissent les bémols
Douloureux
Qui dissonent méchamment.
L’on change de portée.
L’on écoute les plaintes
Des éplorées aimantes,
Le grand homme
Ô grand jamais n’aurait !
Ah bon ?!
Et pourquoi pas ? Quel est-il ?
Ils parlent d’un
Grand homme
Ordinaire,
Comme tous ceux qu’on
Côtoie.
Ils font douter de la
Forte première
Impression,
Celui qui dans ses airs
Tient du loup à pleines dents.
Ils en disent un courageux chien
Loyal.
Elles font douter,
Se dandiner d’un
Bout à l’autre,
Du chien au loup.

Mais ce n’est pas le même
Grand homme,
Le leur le nôtre,
Illustre inconnu.
Ils sont deux.
Et l’Intouchable se risque
À l’autre extrémité
En se hissant si haut.
N’aurait pas dû omettre
La frayeur ancestrale.

samedi 19 janvier 2019

19 janvier : Pervers

La voix bourdonne dans l'air
susurre
tourne
s'insinue.
elle retrouve toujours
la bonne piste
et stoppe la course.




reste à ta place
petite souris,
mais oui t'y es belle,
tu vois comme je te couvre
de mes doux
mots,
souviens-toi de ta chance
à l'avenir,
tu es bercée
dorlotée chouchoutée
moi moi je n'ai as pu
moi moi je n'ai pas eu
moi moi pauvre de moi.
alors rengorge-toi
petite souris
et aime ta vie
ta jolie vie d'enfant choyée.


reste à ta place putain !
bouge pas ou je te jure !
autour de toi tout est
facile,
la vie se coule
et tu la glisses
tu es princesse remercie-
moi
moi moi c'était l'enfer
moi moi j'ai tant souffert
moi moi pauvre de moi.
petite souris
ton paradis je l'ai construit
tu as le droit
tu veux tu peux
vas-y danse chante...
mais pas comme ça !
le carré là et dépasse pas !



sale gosse
méconnaissante
tu ne sais pas ce dont tu
jouis,
tu ne sais pas l'heur que tu
as.
j'aurais aimé aussi.
laisse-moi me fondre en
toi
tu es mienne
tu es mioche
toute petite souris
alors tu peux bien te prêter
un peu
partage ton bien
mon enfant est ma chair
tu es moi je suis toi
rends-moi ce que je t'ai
donné
paye le juste retour
chaque chose a prix
sauf moi moi qui ait
tant sacrifié
gratuit
pour toi
ma belle petite souris.
personne n' a fait pour
moi moi oh tu sais…
mais je t'offre tout en
belle âme.
je fais de mon mieux
tu sais,
hein que c'est bien !?
sache que
je sais j'ai mieux vécu que,
mais non mais non
chut chut… allez allez ça va aller,
écoute-moi la vérité
je vais t'apprendre
comment marche le monde.
tu aimes ça n'est-ce pas ?


Pourquoi te tais-tu donc ?






vendredi 18 janvier 2019

la poupée molle

chiffonnée
torchonnée
tire-bouchon
cochon
poupée molle
acrobate
bouche cousue
l'œil bouton
contorsions folles
à son actif.
tout à l'envers
l'endroit effraiepliée en quatre
douleurs tangibles
la position zéro est
une sacrée suspecte.
à la suite des grands
à la trace des chefs
à la botte des...
poupée molle se
fond
s'englue
s'emmorphe
aux contours de 
l'autrui directeur.
pas assez
trop
elle ne sait pas
comment.
elle cherche
pense
construit
mais factice
son jeu
actrice jamais
vraie
l'authentique lui
échappe.
elle est tout et
personne
les pôles et le noyau
elle connaît les
extrêmes
elle ignore l'entre-deux
guerrier
vivant.
poupée molle
vivante
à demi
à deux mains
à deux têtes
hydre polyglotte
tentacules repoussantes
une de perdue
dix de retrouvées
toutes les vies croisées
portées
essayées
devant le miroir
Dis-moi si
mais le costume ne
s'ajuste pas.
trop pas assez
la poupée molle
erre de corps en corps
fantôme inversé,
fantôme que l'on croit
exister.

mercredi 5 décembre 2018

L'indomptable

Jongle
Gicle
Gêne
Pousse
Cogne
On grogne
Il
Rit
Roule
Boule
Joue
Salte
Vole
Poursuit sa route
Quoi qu’il en coûte
Traverse la foule
Sa lourde houle.
Inarrêtable.
Irraisonnable.
Fol indomptable.
Troupeau en masse
Tissé en nasse,
Ignore et fonce
Et sans semonce.

Jongle
Joue
Gicle
Sur son passage
Fête sauvage
Tempête arrache
Ronron se cache.
Il
Déchire
Dévêt
Dévie
Le réel évideur
D’anormal
D’animal
D’animé.

Il
Se fout contrefout des
Bousculades
Sans parade,
Fonce et dégonce
Toutes issues
Les jette au ciel
Qui fait son miel
Et suce ses doigts
En fou du roi.

Il
Rêve
Que lève
Soulève
La foule
Que la masse
S’éparpille
Décadenasse
Et brille.
Une seconde,
Il la
Remue
Remous
Marins
Désamarrés.
La tête en bas
Les pieds à l’air
Ouvrent grand les bras
Et prennent la terre
Comme une boule
A neige,
Une boite
A vache,
Secouent secouent
S’écoulent
Le bruit
Les rires
Et la neige
En été.