Danse bouffonne
Choque le réel
Atomes tourneboulés
Cellules tête en bas
Les pieds s’agitent.
Elle danse folle
En riant aux éclats
Explose les verres
Et les plafonds.
L’air à l’helium rit comme
Un gosse
Un vent tournoie drôlement
Décoiffe les gels.
Elle lève et pousse
Tétraplégiques et
Kilomètre lancé.
Les larmes incrédules
Et les airs niais béats.
Elle danse
Bilboquette
Troue tire
Détrie
Détruit
Déterre
Tarée frappée
Criaille en poule toc toc
Déroule tous les tapis
Volant fakir trapèze
Sans filet.
Elle danse allume
Les gris droits à vos ordres.
Joue à mille voix
Licorne arc-en-ciel tire la langue
Noire de démon
Les esprits rôdent
La licorne se bidonne
Et s’accroche à ses cornes
Flambantes
Neuve libre.
Elle gueule elle aussi
Et fouette en queue
Crache ses étoiles
Improbable duo.
Elles dansent sans nuit ni jour
Et les enfants sages
Et sûrs recta
Se décortiquent
Tout nus
Au milieu de la folle.
Dégaine l’entraille !
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dimanche 14 juillet 2019
jeudi 11 avril 2019
Métamorphose
Femme-terre en amour à fondre sa matière
Au sol silencieux, comme lui d'herbes et de mousses.
Perséphone bénie amphibie entre ciels impalpables et certaines profondeurs.
mardi 6 novembre 2018
La déferlante
Les lèvres serrées pour
Ne rien vomir.
Ne rien trahir.
Tous les mots butent
Bien en amont
Du fond des
Gorges.
La poitrine
Brûle,
Prévisible,
Les mots encore une fois
Hébétés
Restent
Indésirables.
Ils sont priés,
Appelés de tous vœux,
Ils se jettent
Émerveillés
A nouveau
Dans la mêlée,
Ils sont des millions,
Toujours plus
Au rendez-vous.
Ils butent contre
La gorge
Infrangible.
La déferlante
Stoppe net,
Cognée de plein fouet.
Ils s’entregardent,
Encore n’entendent pas,
Les clairons ont
Sonné ;
Ils n’ont pas droit de
Cité.
Ni les uns plus que d’autres.
Tous les mots sont
Saqués.
Appelés fanfaronnés
Puis
Enthousiastes ne font qu’un
Fichés sec.
Ils grondent
Depuis quelque
Temps.
En gorge
Face à ?
Miroités ?
Étourdis ?
Le cul par terre.
Ils ne sont face à
Rien.
Rien,
Un rien,
Deux riens,
Trois riens,
Dansons la capucine !
Juste
Interdits,
Appelés aussitôt
Réformés.
Mais les années
Énervent
La masse des mots.
La révolte
Roule
Et
Affrontera
La gorge
Sans fond
Ni tours.
Ils jetteront
Leurs forces
Tout en avant
Et
Se répandront
Sans pudeur.
Criards s’il le faut,
Aux airs de fous,
Qu’à cela ne tienne !
Sales,
Asociaux,
Ou
Simples,
Peut-être,
Témoins d’un
Silence
Stupéfiant de
Bêtise.
Un rien
Automatique
Qui décennies durant
A cru
Son pouvoir
Implacable.
La déferlante
Aujourd’hui même
Te hurlera
Ses sens.
Les mots
Révolutionnent.
Prêts depuis dix mille
Lunes...
Partez !
Ne rien vomir.
Ne rien trahir.
Tous les mots butent
Bien en amont
Du fond des
Gorges.
La poitrine
Brûle,
Prévisible,
Les mots encore une fois
Hébétés
Restent
Indésirables.
Ils sont priés,
Appelés de tous vœux,
Ils se jettent
Émerveillés
A nouveau
Dans la mêlée,
Ils sont des millions,
Toujours plus
Au rendez-vous.
Ils butent contre
La gorge
Infrangible.
La déferlante
Stoppe net,
Cognée de plein fouet.
Ils s’entregardent,
Encore n’entendent pas,
Les clairons ont
Sonné ;
Ils n’ont pas droit de
Cité.
Ni les uns plus que d’autres.
Tous les mots sont
Saqués.
Appelés fanfaronnés
Puis
Enthousiastes ne font qu’un
Fichés sec.
Ils grondent
Depuis quelque
Temps.
En gorge
Face à ?
Miroités ?
Étourdis ?
Le cul par terre.
Ils ne sont face à
Rien.
Rien,
Un rien,
Deux riens,
Trois riens,
Dansons la capucine !
Juste
Interdits,
Appelés aussitôt
Réformés.
Mais les années
Énervent
La masse des mots.
La révolte
Roule
Et
Affrontera
La gorge
Sans fond
Ni tours.
Ils jetteront
Leurs forces
Tout en avant
Et
Se répandront
Sans pudeur.
Criards s’il le faut,
Aux airs de fous,
Qu’à cela ne tienne !
Sales,
Asociaux,
Ou
Simples,
Peut-être,
Témoins d’un
Silence
Stupéfiant de
Bêtise.
Un rien
Automatique
Qui décennies durant
A cru
Son pouvoir
Implacable.
La déferlante
Aujourd’hui même
Te hurlera
Ses sens.
Les mots
Révolutionnent.
Prêts depuis dix mille
Lunes...
Partez !
mardi 12 juin 2018
"Il y a vingt ans" doit s'achever
Projeté
vingt années
en arrière
derrière à terre.
Eh ben oui pas prévu !
Pourtant,
tout
a toujours
été là.
Il y a vingt ans
continue
d'agir
et de tourner
encore et encore
en-dedans,
chaque jour,
même si
tout
a changé
d'enveloppe.
La lettre
demeure
en fond
en creux
la même,
indécryptée,
douloureuse.
On veut faire
semblant
sans
blanc
black out,
fake...
mais un jour,
back into past
et
à l'identique strict
ce qui
toujours
reste,
masqué par
les belles armures
d'adulte
soi-disant
ancré.
Efficace,
sans doute.
Insensé
se poursuit.
Mais lorsque
projeté
vingt ans
en arrière
derrière à terre,
le voyage
est donc possible,
à nouveau
et
rond et rond petit patapon
s'épuise.
Quitte à hurler,
quitte à frapper
murs
morts
mère
et père.
Quitte à tout
fracasser
et retomber en cotillons
et confettis.
Pourvu qu'il y a vingt ans
se finisse.
vingt années
en arrière
derrière à terre.
Eh ben oui pas prévu !
Pourtant,
tout
a toujours
été là.
Il y a vingt ans
continue
d'agir
et de tourner
encore et encore
en-dedans,
chaque jour,
même si
tout
a changé
d'enveloppe.
La lettre
demeure
en fond
en creux
la même,
indécryptée,
douloureuse.
On veut faire
semblant
sans
blanc
black out,
fake...
mais un jour,
back into past
et
à l'identique strict
ce qui
toujours
reste,
masqué par
les belles armures
d'adulte
soi-disant
ancré.
Efficace,
sans doute.
Insensé
se poursuit.
Mais lorsque
projeté
vingt ans
en arrière
derrière à terre,
le voyage
est donc possible,
à nouveau
et
rond et rond petit patapon
s'épuise.
Quitte à hurler,
quitte à frapper
murs
morts
mère
et père.
Quitte à tout
fracasser
et retomber en cotillons
et confettis.
Pourvu qu'il y a vingt ans
se finisse.
mardi 14 novembre 2017
L'autre monde arc-en-ciel
Je
marche sur un sable
profondément
doré,
brillant
comme une myriade de
bijoux.
Il
est chaud
douillet
à point.
Tout
le monde pieds nus
bien
entendu !
Je
regarde les gens autour de moi.
Qui
vert,
qui
bleu,
qui
rouge,
qui
mauve
etc.
toutes
les couleurs de l'arc-en-ciel.
Pas
leurs vêtements mon Dieu !
Que
croyez-vous donc ?!
Vous
êtes idiots ou quoi ?
Je
vous parle
d'un
monde bien plus
extraordinaire.
Chaque
peau a sa couleur,
toutes
sont permises.
Chaque
œil aussi,
à
motifs si nécessaire.
Personne
ne se ressemble,
hormis
petits enfants,
mais
pas encore colorés
pour
la vie.
Le
temps de choisir.
Ils
passent d'une couleur à une autre.
Selon
le jour,
l'humeur,
leur
caprice.
Ils
trouveront ce qui leur
faut
plus
tard.
Il
faudra bien trancher
car
changer
de couleur est
aussi
cher
que
changer
de nom,
une
pièce par pigment !
Oui
oui !
Je
me promène dans cette foule
bariolée.
Je
croise mon reflet dans une
vitrine.
Je
suis jaune d’œuf
à
paillettes
violettes.
mardi 20 juin 2017
Les images folles
Quelques
images
lancinantes
tapageuses
nocturnes
souvent
diurnes
peu à peu,
frappadingues
énormes
ineffables.
Quelques
images
de
monstruosité,
d'une
violence
risibles,
pour
ne pas savoir.
Quelques
images
dont
on se moque
tout
seul
dans
son coin de tête,
on
ne dit rien,
bien
sûr,
images
intimes,
des
entrailles,
rebutantes
chirurgicales,
gare
au mal-au-coeureux.
Quelques
images
du
fond des âges,
qui
font
honte
peur
et
mal,
sans
aucune pitié,
psychotique,
sans
les jolis filtres,
adoucissants
après
lavage.
Quelques
images
sales
folles
pures.
Pures
comme
la
vérité
qu'on
cache,
tous,
même
ceux qui croient
à
leur paix in-
térieure.
Quelques
images
trop
vraies,
trop
là,
trop
trop.
Pourtant
inévitables.
Ou
alors oui,
fuite
en avant,
des
décennies,
mais
à quel prix...
Quelques
images
qui
font saigner,
qui
font siffler
les
poumons outrés,
Témoins
sans
détour
qui
déverrouillent
la
cage
et
le
courage.
mardi 16 mai 2017
La mort des éléphants
Un
jour,
l'on
n'est plus
enfant.
Plus
enfant
de
personne.
L'on
est libre.
L'on
est seul.
Enfin.
Mais
plus personne
au-dessus
de
la tête.
Plus
de vieux
éléphants
pour
se rappeler.
L'on
doit se souvenir
seul.
L'on
doit être
sans
éléphants
vieillis
mais
inconditionnels,
souvent,
qui
veillent
et
qui trompettent
tous
les
anniversaires.
L'on
doit,
dès
lors,
être
autre
que
l'enfant de.
Et
le sens de soi
se
brouille,
l'on
doit redéfinir,
revoir
sa copie,
on
craint de fond en comble,
l'enfant
est le premier.
La
pierre du dessous
de
la tour.
L'on
ne veut pas
pencher
comme
Pise.
Mais
l'on doit cesser
d'être
l'enfant de
surtout.
Nouveau-né
adulte
car
un
jour,
l'on
n'a plus
au-dessus
de
la tête
les
éléphants gardiens.
dimanche 5 mars 2017
Sur la cîme, sans un pli
L'arête,
tout en
haut,
sans un
pli ;
la cîme,
pointue
aiguë.
Elle est
là,
sous nos
pieds.
Elle est
sans politesse,
sans pitié.
On est au
cirque,
sur un fil,
pas tant
que ça quand même !
Mais pas
loin.
Bouger sera
choisir.
Pas de
demi-tour,
pas
d'arabesques,
aucune
danse
d'aucune
sorte,
pas de
Mmmmmh attendez,
avec force
gigotage.
Tout ça
est terminé.
Sur ce
sommet,
on ne
tourne pas en rond
ni en aucun
autre sens.
On ne
tourne plus.
On ne
voltige plus.
On ne
s'amuse plus.
On ne gâche
plus.
On ne
tergiverse plus.
On ne
procrastine plus.
On est face
à soi-même.
Et on
n'échappe pas.
On peut
redescendre à reculons.
Avec tous
les prouesses techniques
imposées
par cette
figure,
à travers
les pierres imprévisibles,
à
l'aveugle.
On peut.
On peut
toujours,
même le
plus improbable.
L'humain
est doué de ressources
insolites
et extraordinaires.
On peut
aussi descendre de l'autre côté.
En face.
Paraît
plus facile ?
De loin,
sans aucun
doute.
Paraît
plus logique ?
Bien sûr,
avec juste
la tête.
Trop
fastoche avec juste la tête.
Sur l'arête
tout
là-haut,
la tête
n'est que la moitié,
peut-être
même moins.
N'est-ce
pas à souhaiter d'ailleurs ?
On peut
descendre
mais,
on ne l'a
pas dit,
il fait un
immense
brouillard.
Vous savez
ce doux et
frais brouillard
qui monte
qui monte qui monte !
Ce
brouillard dans lequel
on aurait
envie
de
se lover.
Il est beau
mais
l'esthétique n'est pas de mise
à cette
altitude.
On joue sa
vie.
Bien sûr
qu'on joue sa vie !
Ne pas
exagérer ?
Certainement
pas !
On joue sa
vie,
son avenir
tout son
être.
Aujourd'hui,
je ne
reculerai pas.
Je suis,
sans
vraiment le comprendre,
arrivée
sur la cîme.
Surprise,
je suis
restée immobile.
J'ai
attendu de
mesurer
l'ampleur
de l'événement.
Puis,
j'ai souri,
fière.
Fière de
mon ascension
parfois
insupportable.
Et sans un
pli,
je
m'apprête à choisir.
Je bouge
mon premier pied
et
m'embarque sur cette
nouvelle
pente.
Je
glisserai sans aucun doute.
Mais le
brouillard me consolera.
Je pourrai
rire de mes
zouip le
pingouin.
Et je me
serai fidèle.
La
traîtresse à elle-même
s'éteindra
peu à peu,
avec la
peur et la rage.
samedi 3 septembre 2016
Sale intello !
C’est parti ma poule !
Lâche-toi et entend.
Détends le string
Et souffle !
Oui oui,
Cette fois j’y vais,
Partie pour le jamais vu
Jamais plus.
Je rembobine tous ceux
Qui m’ont lancé,
Tancée parfois,
Agacée et agacés,
Arrête ! Lâche-toi !
Relax un peu !
Je les rembobine indéfiniment dans ma tête.
Je sais depuis le début
Qu’ils ont raison.
Sauf qu’il y a un temps pour tout.
Le temps est venu,
Pas avant maintenant.
Je les écoute
Comme une comptine,
Je ferme les yeux
Pour les voir
Clairs
Ces êtres chers
Qui ont saisi,
Brandi,
Leur sourire tendre
Mais ferme
Pour me secouer
Les prunes.
Je souriais aussi
Mais jamais trop
Pour que les fruits
Durement acquis
Ne tombent surtout pas,
Et me retrouver nue,
Comme un ver,
Comme l’enfant dépouillée
Dont j’ai horreur.
Je laisse les fruits mûrs
Tomber
Comme il se doit.
Pas comme il faut ;
Comme il se doit.
Pas une fatalité,
Mais un rythme irrésistible
Que je n’ai jamais respecté.
Et je crie aujourd’hui
Au scandale
Contre le corps qui fond,
En guimauve,
Qui tremblote.
Je lui crie dessus,
Tous les jours,
Depuis des semaines,
Écœurée de l’injustice.
Je l’accuse de faiblesse
Et le réprimande,
Le sale gosse
Qui ne me suit pas
Dans mon bateau.
Le sale gosse
Est un petit génie,
Malheureusement.
Il me regarde,
Comme tous les enfants
Qui en ont trop
Bien trop
Compris.
Il a un sourire sarcastique en coin
Et se défend :
« J’ai rien dit ».
J’ai envie de l’étrangler.
Un petit génie qui
Dans sa barbe
Marmonne
L’hôpital qui se fout de la charité !
Je l’entends.
Je crie.
Et il lâche tout ce qu’il a dans le bide :
Fais ce que tu dis avant d’accuser les autres,
Salle intello !
Je suis ton corps
Et pas un instant
Tu ne m’aimes
Ni ne me respecte.
Tu ne sais pas meme qui je suis
Ni ce que je désire.
Espèce de machine sans coeur !
Tu me fais pitié avec tes bonnes résolutions
Et tes reculades grosses
Comme des maisons
Que tu imputes aux autres.
Je suis le nouveau commandement,
Je suis l’enfant
Que tu as toujours rabaissé,
J’ai tout encaissé
Comme un brave soldat,
Mais la dégueulasse mauvaise foi,
Ca non !
Mange ta merde,
Et ne compte plus sur moi.
Tu vas voir ce que c’est quand
Le sale gosse génial
Te fait payer.
Et je ferme mon caquet
De poule vaniteuse.
Je baisse la tête,
De rage.
Je m’excuse.
Car il a plus raison que n’importe qui.
Et je retrouve mon incertitude
Et lui le sourire.
Que vais-je devenir ?
Disparaîtrai-je dans les sables mouvants,
Incapable de me tenir debout ?
Lâche-toi et entend.
Détends le string
Et souffle !
Oui oui,
Cette fois j’y vais,
Partie pour le jamais vu
Jamais plus.
Je rembobine tous ceux
Qui m’ont lancé,
Tancée parfois,
Agacée et agacés,
Arrête ! Lâche-toi !
Relax un peu !
Je les rembobine indéfiniment dans ma tête.
Je sais depuis le début
Qu’ils ont raison.
Sauf qu’il y a un temps pour tout.
Le temps est venu,
Pas avant maintenant.
Je les écoute
Comme une comptine,
Je ferme les yeux
Pour les voir
Clairs
Ces êtres chers
Qui ont saisi,
Brandi,
Leur sourire tendre
Mais ferme
Pour me secouer
Les prunes.
Je souriais aussi
Mais jamais trop
Pour que les fruits
Durement acquis
Ne tombent surtout pas,
Et me retrouver nue,
Comme un ver,
Comme l’enfant dépouillée
Dont j’ai horreur.
Je laisse les fruits mûrs
Tomber
Comme il se doit.
Pas comme il faut ;
Comme il se doit.
Pas une fatalité,
Mais un rythme irrésistible
Que je n’ai jamais respecté.
Et je crie aujourd’hui
Au scandale
Contre le corps qui fond,
En guimauve,
Qui tremblote.
Je lui crie dessus,
Tous les jours,
Depuis des semaines,
Écœurée de l’injustice.
Je l’accuse de faiblesse
Et le réprimande,
Le sale gosse
Qui ne me suit pas
Dans mon bateau.
Le sale gosse
Est un petit génie,
Malheureusement.
Il me regarde,
Comme tous les enfants
Qui en ont trop
Bien trop
Compris.
Il a un sourire sarcastique en coin
Et se défend :
« J’ai rien dit ».
J’ai envie de l’étrangler.
Un petit génie qui
Dans sa barbe
Marmonne
L’hôpital qui se fout de la charité !
Je l’entends.
Je crie.
Et il lâche tout ce qu’il a dans le bide :
Fais ce que tu dis avant d’accuser les autres,
Salle intello !
Je suis ton corps
Et pas un instant
Tu ne m’aimes
Ni ne me respecte.
Tu ne sais pas meme qui je suis
Ni ce que je désire.
Espèce de machine sans coeur !
Tu me fais pitié avec tes bonnes résolutions
Et tes reculades grosses
Comme des maisons
Que tu imputes aux autres.
Je suis le nouveau commandement,
Je suis l’enfant
Que tu as toujours rabaissé,
J’ai tout encaissé
Comme un brave soldat,
Mais la dégueulasse mauvaise foi,
Ca non !
Mange ta merde,
Et ne compte plus sur moi.
Tu vas voir ce que c’est quand
Le sale gosse génial
Te fait payer.
Et je ferme mon caquet
De poule vaniteuse.
Je baisse la tête,
De rage.
Je m’excuse.
Car il a plus raison que n’importe qui.
Et je retrouve mon incertitude
Et lui le sourire.
Que vais-je devenir ?
Disparaîtrai-je dans les sables mouvants,
Incapable de me tenir debout ?
jeudi 1 septembre 2016
Je pense à
Penser à toutes les belles plages,
Au sable chaud et doux,
Parfois brûlant
Mais peu importe,
Je ne sens presque rien,
La mer à perte de vue,
Qui s’y perd elle aussi,
Pas de doutes,
Qui me comprend
Quand je perds le sens,
Avec ses vagues souvent brouillonnes,
D’un côté puis d’un autre,
La mer bipolaire,
Délirante.
Penser à l’heure chaude du soir,
A l’autre bout du monde,
A l’orange de la lumière,
A sa mélancolie
Et son impudeur,
Nue comme un ver
Sur la mer et le sable
Et les cocotiers.
Une prostipute de l’émotion.
Je la déteste
De me comprendre
Sans aucun doute,
Ostensiblement,
De me révéler
A même la peau,
Ou même peut-être la chair.
Penser à elle
Parce qu’elle a raison
Pour moi,
Pour la beauté du monde,
Pour la mélancolie
Qui ne doit pas gagner.
Penser à tous les voyages
Et
Toutes les aventures
Aux sublimes plantes
Et fleurs paradisiaques,
Quoi que j’en dise de mon indifférence
Aux geraniums, rhodo et tulipes
Ennuyeuses.
Ce sont là les vraies fleurs
Qui explosent de vie,
Pas les nôtres
Toutes sages
Et bien élevées.
Je hais la bonne éducation
De nos fleurs tempérées.
Les vraies fleurs du bout du monde
Me saisissent,
Elles me comprennent,
Pas de doutes,
De leurs teintes carnivores
Et urticantes
Ou magiques
Et soigneuses.
Tous ces voyages
À manger,
À ruminer,
Des années,
Parfois recyclable jusqu’a la fin de vie.
Penser à mes rêves,
À mes succès pas encore même
Embryonnaires,
À mes déclics, flashs, boom, enfin,
Tous ces pas dans ma vie
Que je rêve
Quand mon esprit parvient à échapper
A la tyrannique vigilance.
Toutes ces rêveries,
Devrais-je dire,
Que j’ai longtemps cru
Absurdes
Et sans lendemain,
Et qui,
Les folles !
Se sont réalisées.
Les rêveries
Où
L’on ne veut plus
A personne,
Où
Le temps passe vite,
Passe sans calcul.
Et transformer ce jour
Blanc
Noir
Ou pâle,
En un autre centimètre
Vers un,
Vingt,
Cent
Voyages,
De mondes espérés
Que j’entrevois
Depuis...
Pas un jour de miracle.
Pas un jour magique comme une
Plante tropicale.
Un jour de plus
Vers la métamorphose
Lente
Improbable
Déjantée
Pourtant normale
Et parfois calme
D’un bout à l’autre
D’une vie.
Au sable chaud et doux,
Parfois brûlant
Mais peu importe,
Je ne sens presque rien,
La mer à perte de vue,
Qui s’y perd elle aussi,
Pas de doutes,
Qui me comprend
Quand je perds le sens,
Avec ses vagues souvent brouillonnes,
D’un côté puis d’un autre,
La mer bipolaire,
Délirante.
Penser à l’heure chaude du soir,
A l’autre bout du monde,
A l’orange de la lumière,
A sa mélancolie
Et son impudeur,
Nue comme un ver
Sur la mer et le sable
Et les cocotiers.
Une prostipute de l’émotion.
Je la déteste
De me comprendre
Sans aucun doute,
Ostensiblement,
De me révéler
A même la peau,
Ou même peut-être la chair.
Penser à elle
Parce qu’elle a raison
Pour moi,
Pour la beauté du monde,
Pour la mélancolie
Qui ne doit pas gagner.
Penser à tous les voyages
Et
Toutes les aventures
Aux sublimes plantes
Et fleurs paradisiaques,
Quoi que j’en dise de mon indifférence
Aux geraniums, rhodo et tulipes
Ennuyeuses.
Ce sont là les vraies fleurs
Qui explosent de vie,
Pas les nôtres
Toutes sages
Et bien élevées.
Je hais la bonne éducation
De nos fleurs tempérées.
Les vraies fleurs du bout du monde
Me saisissent,
Elles me comprennent,
Pas de doutes,
De leurs teintes carnivores
Et urticantes
Ou magiques
Et soigneuses.
Tous ces voyages
À manger,
À ruminer,
Des années,
Parfois recyclable jusqu’a la fin de vie.
Penser à mes rêves,
À mes succès pas encore même
Embryonnaires,
À mes déclics, flashs, boom, enfin,
Tous ces pas dans ma vie
Que je rêve
Quand mon esprit parvient à échapper
A la tyrannique vigilance.
Toutes ces rêveries,
Devrais-je dire,
Que j’ai longtemps cru
Absurdes
Et sans lendemain,
Et qui,
Les folles !
Se sont réalisées.
Les rêveries
Où
L’on ne veut plus
A personne,
Où
Le temps passe vite,
Passe sans calcul.
Et transformer ce jour
Blanc
Noir
Ou pâle,
En un autre centimètre
Vers un,
Vingt,
Cent
Voyages,
De mondes espérés
Que j’entrevois
Depuis...
Pas un jour de miracle.
Pas un jour magique comme une
Plante tropicale.
Un jour de plus
Vers la métamorphose
Lente
Improbable
Déjantée
Pourtant normale
Et parfois calme
D’un bout à l’autre
D’une vie.
mardi 23 août 2016
Le don la dette
Lire écrire,
Avaler recracher,
Consommer produire,
Absorber excréter,
Apprendre transmettre.
Entre les deux,
Penser,
Ruminer,
Reposer,
Se nourrir,
S’approprier.
A l’intérieur encore,
Décomposer,
Fragmenter,
S’étirer,
Diffuser dispatcher distribuer
S’imprégner.
Et dans cet aller retour
Incessant,
Faire son miel.
Besoin de personne mon cul !
Prendre et rendre,
Sans cesse,
D’avant en arrière
En bilboquet,
Ou plus téméraire
En dansant le tango.
Lire et écrire,
Recevoir puis donner,
Par nécessité
De tout organe,
Celle de partager,
Celle de se débarrasser,
Celle d’expurger ses bas-fonds intérieurs,
Celle de ne pas peser trop
Sur soi-même,
Les autres
Et le monde,
Celle de ne pas être boulet,
Par sens éthique,
Parce que le don la dette,
Va et vient
Incessant
Incontournable,
A moins de finir
Au bout d’une corde,
D’un fusil
Ou derrière des barreaux.
Je suis donc je dois.
Je suis donc je donne ?
Si je peux
Si je veux
Si je tiens à mes fesses.
Avaler recracher,
Consommer produire,
Absorber excréter,
Apprendre transmettre.
Entre les deux,
Penser,
Ruminer,
Reposer,
Se nourrir,
S’approprier.
A l’intérieur encore,
Décomposer,
Fragmenter,
S’étirer,
Diffuser dispatcher distribuer
S’imprégner.
Et dans cet aller retour
Incessant,
Faire son miel.
Besoin de personne mon cul !
Prendre et rendre,
Sans cesse,
D’avant en arrière
En bilboquet,
Ou plus téméraire
En dansant le tango.
Lire et écrire,
Recevoir puis donner,
Par nécessité
De tout organe,
Celle de partager,
Celle de se débarrasser,
Celle d’expurger ses bas-fonds intérieurs,
Celle de ne pas peser trop
Sur soi-même,
Les autres
Et le monde,
Celle de ne pas être boulet,
Par sens éthique,
Parce que le don la dette,
Va et vient
Incessant
Incontournable,
A moins de finir
Au bout d’une corde,
D’un fusil
Ou derrière des barreaux.
Je suis donc je dois.
Je suis donc je donne ?
Si je peux
Si je veux
Si je tiens à mes fesses.
lundi 22 août 2016
Vertigo au placard
La peur du vide,
Du trou,
Du nuage traitre,
Du sol meuble
Et du corps
Aspiré
Disloqué
Foudroyé.
Toujours eu ce vertigo
Ou peut-être envie de
Toujours l’avoir eu.
Pour la cohérence.
J’ai le vertige
Et décide par la même
Que :
- Je n’ai jamais fait d’escalade
- Je ne suis jamais montée sur le tabouret pour aller chercher les assiettes de famille tout en haut du placard
- Je n’ai jamais voulu même ma chambre au 2ème étage.
- J’ignore absolument pourquoi et quand le vertigo m’a prise
Toujours été comme ça.
Quoi donc de plus normal
Que de
Voir des chandelles
En me jetant dans ce même vide tant redouté,
Du haut d’un avion
Vrombissant ?
Lâche prise !
Cesse cette guerre intestine !
Profite au moins pour l’avenir
A défaut du passé !
Sans les mains mon amie !
Alors,
Comme c’est dit et redit
Avec une bienveillance
Et une conviction
Vivantes comme
Un coeur à mains nues,
Je saute.
Je frissonne et
Je saute.
J’ai peur,
De tout,
De tout le monde,
De toutes les heures
Surtout.
Parce que le vol
Ne sera pas un freluquet.
Il sera de longue haleine.
Quelques jours.
Quelques semaines peut-être.
Et il faudra bien,
A un moment donné,
Que j’aie moins peur
Et vertigo ira viendra.
Les vieux personnages
Haïs
Effrayants
Les sorcières de placard
(C’est bien le thème aujourd’hui,
Dites !),
Danseront dans mes rêves
Et même au réveil,
Et jusqu’au soir.
Ces gens qu’on a tellement haïs
Qu’on se demande si on ne les a pas
Aimés aussi.
En tout cas,
Ces furieux qui soutiennent la
Colère.
Ceux qu’on tabasserait aujourd’hui
Encore.
Mais qui ont bien servi.
Ceux qui
Plus sournoisement
Aussi
Ont empêché.
Ils sont tous là
De plein fouet
Et on aimerait
Les revoir.
J’aimerais les regarder
Dans les yeux
Et me voir
Dans ce miroir.
Pouvoir réparer
Mes douleurs
Face à eux.
Les regarder et
Qu’ils écarquillent les yeux
Parce que
Oui
Je suis devenue
Ce que personne n’imaginait.
Ni eux ni moi,
Surtout pas moi.
Surtout pas moi,
Et eux finalement,
Peut-être que
Si.
Mes sorcières de placard
Haïes,
Qui me font encore trembler de colère et
D’amertume,
Comme une toute jeune,
Peut-être m’estimaient
Davantage
Que moi-même face à elles,
Mesquines et tranchantes.
Le sens n’est jamais
Celui qu’on croit.
Grande réunion
En plein vol
Avec tous ces fantômes
Revenus pour de vrai,
En chair et en os,
Et je n’ai plus peur.
Je suis contente de les voir.
Pas une fin hollywoodienne
A deux balles.
La personne que je suis devenue
Que je n’imaginais pas.
Que je n’aurais jamais osée.
A force de tourner d’un millimètre
De mois en mois,
D’année en année,
Dans les périodes fastes,
De semaine en semaine.
A force de trouver,
Croiser,
Ou serrer fort
Dans mes mains
Ou mes bras,
Juste de loin
Ou tout contre tout,
A force d’entendre
Et de voir,
Toutes ces fées
Et lutins,
Nounours
Et rigolos
Autour de moi.
A force d’avoir toutes ces chances.
A force de les savourer.
A force d’être aimée,
Sans comprendre pourquoi.
Je suis devenue celle que je n’aurais jamais osée,
Imaginée,
Peut-être celle rêvée très fort,
Tapie honteuse
Et puis
Aujourd’hui
Sautillante,
Qui vole,
Qui a lâché toutes les amarres
En plein ciel,
Qui ne pourra pas remonter
Au bord du vionvion
De départ.
Vertigo se marre.
Moi aussi.
J’ai le souffle coupé, par moments.
Les sorcières
A coups de talons dans le nez les yeux le ventre,
Et ceux qui ont aimé de toutes leurs forces
Malgré moi,
En colère eux aussi,
Sont tous là
Pour signer l’armistice.
Tentons la paix sociale
Et les 30 Glorieuses.
Mais tout le monde joue le jeu hein !
Sinon, on arrête tout !
Et vertigo reprendra les manettes.
Mais voilà le plus improbable
Scénario.
Cette fois,
L’échec est impossible.
Parce que j’ouvre les mains
Et advienne que pourra.
Plus de podium ni de record à battre.
Quoi qu’il m’arrive,
Je le saisirai
Et en ferai mon grain
Et mes histoires,
Mes mots.
Du trou,
Du nuage traitre,
Du sol meuble
Et du corps
Aspiré
Disloqué
Foudroyé.
Toujours eu ce vertigo
Ou peut-être envie de
Toujours l’avoir eu.
Pour la cohérence.
J’ai le vertige
Et décide par la même
Que :
- Je n’ai jamais fait d’escalade
- Je ne suis jamais montée sur le tabouret pour aller chercher les assiettes de famille tout en haut du placard
- Je n’ai jamais voulu même ma chambre au 2ème étage.
- J’ignore absolument pourquoi et quand le vertigo m’a prise
Toujours été comme ça.
Quoi donc de plus normal
Que de
Voir des chandelles
En me jetant dans ce même vide tant redouté,
Du haut d’un avion
Vrombissant ?
Lâche prise !
Cesse cette guerre intestine !
Profite au moins pour l’avenir
A défaut du passé !
Sans les mains mon amie !
Alors,
Comme c’est dit et redit
Avec une bienveillance
Et une conviction
Vivantes comme
Un coeur à mains nues,
Je saute.
Je frissonne et
Je saute.
J’ai peur,
De tout,
De tout le monde,
De toutes les heures
Surtout.
Parce que le vol
Ne sera pas un freluquet.
Il sera de longue haleine.
Quelques jours.
Quelques semaines peut-être.
Et il faudra bien,
A un moment donné,
Que j’aie moins peur
Et vertigo ira viendra.
Les vieux personnages
Haïs
Effrayants
Les sorcières de placard
(C’est bien le thème aujourd’hui,
Dites !),
Danseront dans mes rêves
Et même au réveil,
Et jusqu’au soir.
Ces gens qu’on a tellement haïs
Qu’on se demande si on ne les a pas
Aimés aussi.
En tout cas,
Ces furieux qui soutiennent la
Colère.
Ceux qu’on tabasserait aujourd’hui
Encore.
Mais qui ont bien servi.
Ceux qui
Plus sournoisement
Aussi
Ont empêché.
Ils sont tous là
De plein fouet
Et on aimerait
Les revoir.
J’aimerais les regarder
Dans les yeux
Et me voir
Dans ce miroir.
Pouvoir réparer
Mes douleurs
Face à eux.
Les regarder et
Qu’ils écarquillent les yeux
Parce que
Oui
Je suis devenue
Ce que personne n’imaginait.
Ni eux ni moi,
Surtout pas moi.
Surtout pas moi,
Et eux finalement,
Peut-être que
Si.
Mes sorcières de placard
Haïes,
Qui me font encore trembler de colère et
D’amertume,
Comme une toute jeune,
Peut-être m’estimaient
Davantage
Que moi-même face à elles,
Mesquines et tranchantes.
Le sens n’est jamais
Celui qu’on croit.
Grande réunion
En plein vol
Avec tous ces fantômes
Revenus pour de vrai,
En chair et en os,
Et je n’ai plus peur.
Je suis contente de les voir.
Pas une fin hollywoodienne
A deux balles.
La personne que je suis devenue
Que je n’imaginais pas.
Que je n’aurais jamais osée.
A force de tourner d’un millimètre
De mois en mois,
D’année en année,
Dans les périodes fastes,
De semaine en semaine.
A force de trouver,
Croiser,
Ou serrer fort
Dans mes mains
Ou mes bras,
Juste de loin
Ou tout contre tout,
A force d’entendre
Et de voir,
Toutes ces fées
Et lutins,
Nounours
Et rigolos
Autour de moi.
A force d’avoir toutes ces chances.
A force de les savourer.
A force d’être aimée,
Sans comprendre pourquoi.
Je suis devenue celle que je n’aurais jamais osée,
Imaginée,
Peut-être celle rêvée très fort,
Tapie honteuse
Et puis
Aujourd’hui
Sautillante,
Qui vole,
Qui a lâché toutes les amarres
En plein ciel,
Qui ne pourra pas remonter
Au bord du vionvion
De départ.
Vertigo se marre.
Moi aussi.
J’ai le souffle coupé, par moments.
Les sorcières
A coups de talons dans le nez les yeux le ventre,
Et ceux qui ont aimé de toutes leurs forces
Malgré moi,
En colère eux aussi,
Sont tous là
Pour signer l’armistice.
Tentons la paix sociale
Et les 30 Glorieuses.
Mais tout le monde joue le jeu hein !
Sinon, on arrête tout !
Et vertigo reprendra les manettes.
Mais voilà le plus improbable
Scénario.
Cette fois,
L’échec est impossible.
Parce que j’ouvre les mains
Et advienne que pourra.
Plus de podium ni de record à battre.
Quoi qu’il m’arrive,
Je le saisirai
Et en ferai mon grain
Et mes histoires,
Mes mots.
vendredi 19 août 2016
Chronique d'épuisée
Essoufflée avant d’être partie,
Avant d’être levée.
Essoufflée seulement d’avoir
Pensé.
Incompréhensibles tête et corps.
Quand l’armure est déposée,
Je ne sais plus même
Respirer.
Entourée de tous côtés,
Bordée comme un coq en pâte,
Douillette
Et pourtant
Épuisée de haut en bas.
Épuisée-désarmée ?
Épuisée-hébétée.
Épuisée-nouveau-né ?
Épuisée-enragée.
Dans une colère noire,
Celle d’un affamé,
Contre des forces obscures
Qui m’abattent,
Me fatiguent,
M’épuisent.
Frapper les murs
Et espérer magie.
Froncer les sourcils
Jusqu’à s’en meurtrir
Le front.
Je ne sens plus rien.
Je veux sortir des boues
Ramollissantes.
Tout est là
Tout autour !
Que te manque-t-il encore
Sale gosse ?
Qu’exigeras-tu cette fois
Pour sucer toute la moelle ?
La tienne propre, imbécile !
Je hurlerais
Si j’étais chiche.
Je dégainerais
Les poings.
Mais non, pauvre dinde !
Trop fatiguée même pour la colère !
Épuisée
Jour et nuit.
Même en dormant.
Même avec tous mes doudous
Joujoux
Ronrons.
Donnez-moi la formule
Et pas en barre chocolatée !
Avant d’être levée.
Essoufflée seulement d’avoir
Pensé.
Incompréhensibles tête et corps.
Quand l’armure est déposée,
Je ne sais plus même
Respirer.
Entourée de tous côtés,
Bordée comme un coq en pâte,
Douillette
Et pourtant
Épuisée de haut en bas.
Épuisée-désarmée ?
Épuisée-hébétée.
Épuisée-nouveau-né ?
Épuisée-enragée.
Dans une colère noire,
Celle d’un affamé,
Contre des forces obscures
Qui m’abattent,
Me fatiguent,
M’épuisent.
Frapper les murs
Et espérer magie.
Froncer les sourcils
Jusqu’à s’en meurtrir
Le front.
Je ne sens plus rien.
Je veux sortir des boues
Ramollissantes.
Tout est là
Tout autour !
Que te manque-t-il encore
Sale gosse ?
Qu’exigeras-tu cette fois
Pour sucer toute la moelle ?
La tienne propre, imbécile !
Je hurlerais
Si j’étais chiche.
Je dégainerais
Les poings.
Mais non, pauvre dinde !
Trop fatiguée même pour la colère !
Épuisée
Jour et nuit.
Même en dormant.
Même avec tous mes doudous
Joujoux
Ronrons.
Donnez-moi la formule
Et pas en barre chocolatée !
jeudi 18 août 2016
Etre et avoir
Bordée de toutes parts.
Entourée de tout le possible.
Toutes les nuances,
Toutes les textures.
Plus un poil de vide tout autour
De moi.
Je suis choyée.
J’ai tout récupéré.
Ce qu’il fallait,
Par-ci par-là
Pour pouvoir arrêter le train
Et m’asseoir en tailleur.
En tailleur
Parçe que c’est plus calme
Et plus lointain.
Parçe qu’en tailleur
Déjà en maternelle.
Déjà j’existais,
J’en suis bien sûre
Ainsi.
Sûre et certaine.
On n’est sur de rien.
Pas même d’avoir été.
Encore moins de ses souvenirs de tout-petit
Que personne ne partage.
L’enfant est le plus seul au monde.
Mais me voilà
Parfaitement entourée.
Parfaitement calée.
J’ai tout ce dont je rêvais.
Avoir ne suffit pas pour être,
Heureux en outre.
Mais c’est un bon début.
Pas question d’être matérialiste,
Consumériste,
Objectiviste.
Absolument pas ça !
C’est au contraire qu’il faut
Stopper,
Quitte à faire crisser les rails
Et faire beugler toutes les vaches
Alentour,
Le fou à 300 à l’heure
de la relativité,
De la subjectivité,
De l’éventualité.
Pas un cours abscons
De philosophie.
Pas non plus un manuel.
Non, pas très poétiques
Tous ces mots en « ité ».
Nécessité
Oblige.
Justifier les cercles concentriques
Arc-en-ciel,
Dégradés,
Au complet.
Et moi au doux milieu.
Pas pour encore une fois,
Egocentrer la chose.
Bien au contraire,
Pour sauter hors des murs
Et revenir au creux
Quand on aura bien ri,
Bien aventuré
Tout le jour.
Pour pouvoir enfin
Jouir de la vie
Parce qu’on sait que le foyer
M’attend.
Tout est en place.
Plus à courir partout
Toute la nuit
A la poursuite.
J’ai et je peux enfin
Etre en entièreté.
Avoir pour être ?
Toi qu’on croyait fille des profondeurs !
Eh oui,
Avoir pour être,
Avoir tout enroulés autour
Tous les outils,
Tous les amis,
Tous les joujoux,
Tous les doudous,
Tous les ronrons,
Tous les froufrous
Qui bouchent les trous.
Les trous normaux,
Les trous d’humains,
Et les trous malins,
Les trous marteaux,
Délires,
A la kalach.
Ceux qui gâchent
Tout.
Alors oui,
Avoir tous ces bouches-trous
Pour se permettre de courir
Libre comme l’air,
En tourbillons,
Et être
Comme on n’a jamais pu.
Parce que
Manquez manquez manquez
Et vous n’êtes plus rien !
Un déchet,
Une ordure,
Pas même bon à suicider.
Vous n’êtes rien !
Dépouillez-vous
Et manquez !
Encore et encore.
Vous verrez bien
Qu’avoir donne à être
Et être avoir.
La langue est un génie.
Entourée de tout le possible.
Toutes les nuances,
Toutes les textures.
Plus un poil de vide tout autour
De moi.
Je suis choyée.
J’ai tout récupéré.
Ce qu’il fallait,
Par-ci par-là
Pour pouvoir arrêter le train
Et m’asseoir en tailleur.
En tailleur
Parçe que c’est plus calme
Et plus lointain.
Parçe qu’en tailleur
Déjà en maternelle.
Déjà j’existais,
J’en suis bien sûre
Ainsi.
Sûre et certaine.
On n’est sur de rien.
Pas même d’avoir été.
Encore moins de ses souvenirs de tout-petit
Que personne ne partage.
L’enfant est le plus seul au monde.
Mais me voilà
Parfaitement entourée.
Parfaitement calée.
J’ai tout ce dont je rêvais.
Avoir ne suffit pas pour être,
Heureux en outre.
Mais c’est un bon début.
Pas question d’être matérialiste,
Consumériste,
Objectiviste.
Absolument pas ça !
C’est au contraire qu’il faut
Stopper,
Quitte à faire crisser les rails
Et faire beugler toutes les vaches
Alentour,
Le fou à 300 à l’heure
de la relativité,
De la subjectivité,
De l’éventualité.
Pas un cours abscons
De philosophie.
Pas non plus un manuel.
Non, pas très poétiques
Tous ces mots en « ité ».
Nécessité
Oblige.
Justifier les cercles concentriques
Arc-en-ciel,
Dégradés,
Au complet.
Et moi au doux milieu.
Pas pour encore une fois,
Egocentrer la chose.
Bien au contraire,
Pour sauter hors des murs
Et revenir au creux
Quand on aura bien ri,
Bien aventuré
Tout le jour.
Pour pouvoir enfin
Jouir de la vie
Parce qu’on sait que le foyer
M’attend.
Tout est en place.
Plus à courir partout
Toute la nuit
A la poursuite.
J’ai et je peux enfin
Etre en entièreté.
Avoir pour être ?
Toi qu’on croyait fille des profondeurs !
Eh oui,
Avoir pour être,
Avoir tout enroulés autour
Tous les outils,
Tous les amis,
Tous les joujoux,
Tous les doudous,
Tous les ronrons,
Tous les froufrous
Qui bouchent les trous.
Les trous normaux,
Les trous d’humains,
Et les trous malins,
Les trous marteaux,
Délires,
A la kalach.
Ceux qui gâchent
Tout.
Alors oui,
Avoir tous ces bouches-trous
Pour se permettre de courir
Libre comme l’air,
En tourbillons,
Et être
Comme on n’a jamais pu.
Parce que
Manquez manquez manquez
Et vous n’êtes plus rien !
Un déchet,
Une ordure,
Pas même bon à suicider.
Vous n’êtes rien !
Dépouillez-vous
Et manquez !
Encore et encore.
Vous verrez bien
Qu’avoir donne à être
Et être avoir.
La langue est un génie.
mercredi 17 août 2016
La fin de la guerre
Lâcher les rênes
Et laisser se cabrer la monture,
Hennir comme une folle,
À nous faire valdinguer
Sur la terre froide et dure.
Lâcher tout en sachant
Qu’on retombera
Sur le même sol
Amer.
Pas cruel,
On n’en a fini de croire
A la cruauté
Du méchant monde
Dans lequel
On n’aurait,
Pauvre petit être fragile
Et brimé,
Pas sa place.
Fini les jérémiades de jeunesse
Mais la terre
Mère
Peut être toujours aussi
Dure,
Intransigeante.
Ne te repose sur rien !
Ne t’arrête jamais !
Bats-toi et ne vois que le but !
N’écoute pas les douleurs !
Elles trompent et ralentissent !
La vie est une guerre !
Entraîne-toi sans relâche !
Dès maintenant et pour toujours !
Pour les siècles des siècles !
Prie si tu veux mais ne t asseoir pas pour pleurer !
Si tu pleures, laisse rouler les larmes sans cesser de frapper !
Laisse les yeux s’embuer si tu veux mais ne faiblis sous aucun prétexte !
Tu es une amoindrie !
Tu n’es pas une vraie.
Tu dois te battre plus !
Toujours plus et encore !
Ta vie sera sans aucun doux repos !
Ou ce sera la mort.
Ou tu t’embourberas.
Ou tu verras, les mains stupides,
Tes pieds s’enfoncer
Dans le sol meuble qui t’aspirera
Vers le fond.
Pas les beaux fonds marins,
Colorés,
Poissonneux,
Caressants.
Les sables mouvants qui
Asphyxient
Et tout petit à petit
Attirent vers la boue merdeuse
Et brûlante ou gelée
Du fond du trou.
Tu verras ton corps disparaître
Centimètre à centimètre,
Impuissante
Et tu hurleras de rage.
Alors, pour tout cela, ne cesse jamais de t’apprêter
Au combat !
En armure coûte que coûte !
Debout !
En mouvement !
En courant !
Dépêche-toi !
Agis avant qu’on ne le fasse pour toi !
Et sommeille le moins possible !
Ou,
Souviens-toi !
La terre t’aspirera.
Lâcher les rênes
Et ne pas courir,
Ne pas agir,
Ne pas tournicoter.
Pour voir si
Oui ou non
Ce salaud de sol s’ouvrira
Sous soi.
S’il est si violent qu’on nous l’a fait
Accroire.
Si la catastrophe arrivera.
La guerre ne tient pas toute une vie,
Ou elle finit en meurtre.
Alors lâché les rênes
Désormais,
Dit la mer
Apparue à l’horizon.
Lâche les rênes .
Le sol est dur,
La monture sans pitié.
Mais tu ne mourras pas.
Tu seras seule.
Tu seras à nouveau l’enfant.
Tu seras à nouveau lave
En fusion,
Exaspérée,
Acculée.
Mais la terre ne s’ouvre que
Dans la Bible.
Tu n’es qu’humaine.
Grand bien te fasse
Et laisse-toi tomber au sol dur,
Les couteaux pleuvoir de toutes parts.
Regarde-les.
Retire-les un à un.
Et moi la mer,
Je serai à tes pieds
Pour te caresser
Jusqu’au bout du monde.
Et laisser se cabrer la monture,
Hennir comme une folle,
À nous faire valdinguer
Sur la terre froide et dure.
Lâcher tout en sachant
Qu’on retombera
Sur le même sol
Amer.
Pas cruel,
On n’en a fini de croire
A la cruauté
Du méchant monde
Dans lequel
On n’aurait,
Pauvre petit être fragile
Et brimé,
Pas sa place.
Fini les jérémiades de jeunesse
Mais la terre
Mère
Peut être toujours aussi
Dure,
Intransigeante.
Ne te repose sur rien !
Ne t’arrête jamais !
Bats-toi et ne vois que le but !
N’écoute pas les douleurs !
Elles trompent et ralentissent !
La vie est une guerre !
Entraîne-toi sans relâche !
Dès maintenant et pour toujours !
Pour les siècles des siècles !
Prie si tu veux mais ne t asseoir pas pour pleurer !
Si tu pleures, laisse rouler les larmes sans cesser de frapper !
Laisse les yeux s’embuer si tu veux mais ne faiblis sous aucun prétexte !
Tu es une amoindrie !
Tu n’es pas une vraie.
Tu dois te battre plus !
Toujours plus et encore !
Ta vie sera sans aucun doux repos !
Ou ce sera la mort.
Ou tu t’embourberas.
Ou tu verras, les mains stupides,
Tes pieds s’enfoncer
Dans le sol meuble qui t’aspirera
Vers le fond.
Pas les beaux fonds marins,
Colorés,
Poissonneux,
Caressants.
Les sables mouvants qui
Asphyxient
Et tout petit à petit
Attirent vers la boue merdeuse
Et brûlante ou gelée
Du fond du trou.
Tu verras ton corps disparaître
Centimètre à centimètre,
Impuissante
Et tu hurleras de rage.
Alors, pour tout cela, ne cesse jamais de t’apprêter
Au combat !
En armure coûte que coûte !
Debout !
En mouvement !
En courant !
Dépêche-toi !
Agis avant qu’on ne le fasse pour toi !
Et sommeille le moins possible !
Ou,
Souviens-toi !
La terre t’aspirera.
Lâcher les rênes
Et ne pas courir,
Ne pas agir,
Ne pas tournicoter.
Pour voir si
Oui ou non
Ce salaud de sol s’ouvrira
Sous soi.
S’il est si violent qu’on nous l’a fait
Accroire.
Si la catastrophe arrivera.
La guerre ne tient pas toute une vie,
Ou elle finit en meurtre.
Alors lâché les rênes
Désormais,
Dit la mer
Apparue à l’horizon.
Lâche les rênes .
Le sol est dur,
La monture sans pitié.
Mais tu ne mourras pas.
Tu seras seule.
Tu seras à nouveau l’enfant.
Tu seras à nouveau lave
En fusion,
Exaspérée,
Acculée.
Mais la terre ne s’ouvre que
Dans la Bible.
Tu n’es qu’humaine.
Grand bien te fasse
Et laisse-toi tomber au sol dur,
Les couteaux pleuvoir de toutes parts.
Regarde-les.
Retire-les un à un.
Et moi la mer,
Je serai à tes pieds
Pour te caresser
Jusqu’au bout du monde.
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