Je suis pas une pute !
Hurle un gros mec
Là juste devant.
La pute n’a pas de sexe
Étonnamment,
Même si elle sonne en
La...
Le gros mec s’en défend avec son
Féminin
Qui rime en « u ».
Mais il sait qu’elle
N’est pas moins
Lui
Que toutes
Celles qui l’entourent.
Il hurle qu’il ne fait pas
La pute,
Encore et encore.
C’est bien que
Comme chacun sait,
Tout le monde
La fait.
La vraie prostipute elle
Ne s’en cache pas.
Elle donne
Livre sa chair.
La grande affaire !
Qui n’est pas en son for
Intérieur
Bien aussi
Péripatéticien ?
A moins d’ascète
Ou ermite
Et encore !
Le désir
Le plaisir,
Mais aussi
Toute foi
Et tout irrépressible
Péripatète.
Notre orgueil nous fait croire...
Mais chuuuut...
c’est un secret,
Nous sommes tous
Légers et de joie
Geishas
Qui nous cachons.
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vendredi 3 août 2018
samedi 9 juin 2018
On est tous le connard d'un autre
Dans un amas
De phrases,
Ok d’accord,
Tranquille,
Sans relief,
Sans à-coup
Non plus,
Du banal bénin
Comme dans du beurre.
On vague
On vogue
Lalilala...
Et surgit,
Brutale brillante bravache
Se pavanant
La phrase
Honnie.
Une de ces phrases,
Courtes et crânes
Qui croient
Comprendre
Et
Expliquer.
Les simplistes qui
Estropient
Le réel,
Castrent
Dans des cases
Et encrassent
La pensée.
Les phrases qui
Craquent
Toutes les complexités,
Caricatures
De la connerie
Facile.
La fameuse phrase
Cingle
Et
Lalilala
Se redresse,
Tend l’oreille.
Un volcan
Explose,
La lave coule
Ecroule
Crade
Crâme,
S’écrie
Et
Des cataractes
De colère
Vomissent
Les mots
De la bêtise
Et de l’irrespect.
Pas la bêtise des neurones.
Celle-là est indolore.
La bêtise du coeur
Et de l’humanité.
L’immense connerie
Qui s’empare
Parfois
Même des plus
Caressants.
Les vannes se referment
Et la phrase
Imbécile
Il fait aucun effet, pas qu’il vienne pleurer après !
Laisse tomber, elle en vaut pas la peine.
Cet enfant est un vrai diable.
Tu réfléchis trop !
Ca sert à rien de pleurer.
...
Toutes ces phrases
Qui,
Chacun la vôtre,
Vous déclenche
Et le volcan
Érupte.
Chacun la nôtre,
Que l’on affirme
Péremptoire,
Connard d’un instant,
Toujours on est
Le stupide imbécile de quelqu’un.
Le volcan bouillonne
Mais la lave coule
En intérieur.
Demain,
L’on dira
Soi
Cette
Insupportable phrase
Qui réveillera
La montagne de feu
D’un autre.
Quand même,
On cognerait bien
Notre con du moment.
Mais Monsieur le lobe frontal
Est un artiste
Et le silence est
D’or.
Seuls les yeux
Assassinent.
De phrases,
Ok d’accord,
Tranquille,
Sans relief,
Sans à-coup
Non plus,
Du banal bénin
Comme dans du beurre.
On vague
On vogue
Lalilala...
Et surgit,
Brutale brillante bravache
Se pavanant
La phrase
Honnie.
Une de ces phrases,
Courtes et crânes
Qui croient
Comprendre
Et
Expliquer.
Les simplistes qui
Estropient
Le réel,
Castrent
Dans des cases
Et encrassent
La pensée.
Les phrases qui
Craquent
Toutes les complexités,
Caricatures
De la connerie
Facile.
La fameuse phrase
Cingle
Et
Lalilala
Se redresse,
Tend l’oreille.
Un volcan
Explose,
La lave coule
Ecroule
Crade
Crâme,
S’écrie
Et
Des cataractes
De colère
Vomissent
Les mots
De la bêtise
Et de l’irrespect.
Pas la bêtise des neurones.
Celle-là est indolore.
La bêtise du coeur
Et de l’humanité.
L’immense connerie
Qui s’empare
Parfois
Même des plus
Caressants.
Les vannes se referment
Et la phrase
Imbécile
Il fait aucun effet, pas qu’il vienne pleurer après !
Laisse tomber, elle en vaut pas la peine.
Cet enfant est un vrai diable.
Tu réfléchis trop !
Ca sert à rien de pleurer.
...
Toutes ces phrases
Qui,
Chacun la vôtre,
Vous déclenche
Et le volcan
Érupte.
Chacun la nôtre,
Que l’on affirme
Péremptoire,
Connard d’un instant,
Toujours on est
Le stupide imbécile de quelqu’un.
Le volcan bouillonne
Mais la lave coule
En intérieur.
Demain,
L’on dira
Soi
Cette
Insupportable phrase
Qui réveillera
La montagne de feu
D’un autre.
Quand même,
On cognerait bien
Notre con du moment.
Mais Monsieur le lobe frontal
Est un artiste
Et le silence est
D’or.
Seuls les yeux
Assassinent.
lundi 21 mai 2018
Grandir jusqu'advenir enfant
Jeune trop vieille,
Vieille trop jeune,
A peine poussée
Adultomorphe ;
Trois décennies,
Enfin enfant.
Non pas enfante
Ou alors
Enfante
De moi-même.
Petite fille grave,
Inquiète trop sage,
Écartée d’une baffe,
N’importe qui,
Tout s’avalait
Puisqu’il fallait
Bien
Beau
Bon
Et encore !
Jamais assez.
Adulte,
Toujours plus
Libre
Il ne faut que
Rien
Faux
Con
Et en rire !
Jamais assez non
D’en rire,
De se tromper,
Humaine,
Etrange,
Unique,
Obscure,
Même louche.
Et
Enfin enfant
Faire cesser
Le sérieux
Le silence
Le sacré.
Crier trop fort,
Rire de tout,
De tout quitte à
Choquer
Les bien-pensants
Soi-disant tolérants.
La vraie tolérance
Est d’en rire,
Passer pour folle
Et fuck vos bouches en
Cul-de-poule.
Elle ne grandira donc jamais !
Mais si bien sûr !
Elle grandit à l’envers.
A contre-temps ma chère,
Ce ne sont point des manières.
Précisément !
Point de manières
Madame,
Mais ma manière,
Celle qui ne tient que
Dans ma
Main.
Vieille trop jeune,
A peine poussée
Adultomorphe ;
Trois décennies,
Enfin enfant.
Non pas enfante
Ou alors
Enfante
De moi-même.
Petite fille grave,
Inquiète trop sage,
Écartée d’une baffe,
N’importe qui,
Tout s’avalait
Puisqu’il fallait
Bien
Beau
Bon
Et encore !
Jamais assez.
Adulte,
Toujours plus
Libre
Il ne faut que
Rien
Faux
Con
Et en rire !
Jamais assez non
D’en rire,
De se tromper,
Humaine,
Etrange,
Unique,
Obscure,
Même louche.
Et
Enfin enfant
Faire cesser
Le sérieux
Le silence
Le sacré.
Crier trop fort,
Rire de tout,
De tout quitte à
Choquer
Les bien-pensants
Soi-disant tolérants.
La vraie tolérance
Est d’en rire,
Passer pour folle
Et fuck vos bouches en
Cul-de-poule.
Elle ne grandira donc jamais !
Mais si bien sûr !
Elle grandit à l’envers.
A contre-temps ma chère,
Ce ne sont point des manières.
Précisément !
Point de manières
Madame,
Mais ma manière,
Celle qui ne tient que
Dans ma
Main.
lundi 14 mai 2018
C 'est pas juste !
L’enfant pleure :
C’est pas juste !
Puis,
Il n’osera plus ces mots
Mais bien plutôt :
C’est dégueulasse !
La colère s’apaisera
Pour certains,
Pas pour tous.
L’adulte qui se croit digne
Répétera a l’envi :
C’est moche mais c’est comme ça.
Quelques rares poursuivront :
Révoltant !
Parce que sinon,
Ils ne supporteraient
Pas.
A l’enfant,
L’on explique,
Il ne prend que câlin,
Les mots sont creux
Quand c’est pas juste.
L’ado se fera
Taire,
Pour cause de
Malpoli.
La vraie raison est
Qu’on ne sait pas
Quoi.
L’adulte n’attend
Plus de
Réponse.
Il sait
Désormais
Que celle qu’on
Aurait dû
Dès le début
N’est autre que :
La vie est injuste et bats-toi si tu le veux contre le vent.
A l’enfant déjà,
On pourrait mais
Non non non
Il doit croire.
L’enfant croit-il vraiment ?
Il sait déjà,
L’adulte croit pour lui,
Il pleure
Il sait déjà
Que si
L’on disait tout,
Il entendrait :
Bien sûr que c’est pas juste !
Rien n’est.
Cesse d’y croire.
Tout de suite.
Tu t’éviteras bien des
Malheurs.
C’est pas juste !
Non c’est pas juste !
Cherche autre chose
Ou
Saute maintenant.
Le vide est là.
On ne le dit pas,
Mon Dieu quelle cruauté !
C’est ignoble !
Mais l’enfant sait
Déjà.
Que croyez-vous
Adultes naïfs ?
Que l’enfant,
Même pas ne parlons de
L’ado,
Est un idiot pareil ?
C’est une fois grands et sages
Que nous commençons
D’avoir foi.
Mais une sale image
Et la plaie s’ouvre.
Détournons les yeux.
Il vaut bien mieux.
Maman c’est pas juste !
Ne dis pas ça,
J’y cesserai moi-même de
Croire.
Ça va passer chéri.
L’énorme et louable
Mensonge.
C’est pas juste !
Puis,
Il n’osera plus ces mots
Mais bien plutôt :
C’est dégueulasse !
La colère s’apaisera
Pour certains,
Pas pour tous.
L’adulte qui se croit digne
Répétera a l’envi :
C’est moche mais c’est comme ça.
Quelques rares poursuivront :
Révoltant !
Parce que sinon,
Ils ne supporteraient
Pas.
A l’enfant,
L’on explique,
Il ne prend que câlin,
Les mots sont creux
Quand c’est pas juste.
L’ado se fera
Taire,
Pour cause de
Malpoli.
La vraie raison est
Qu’on ne sait pas
Quoi.
L’adulte n’attend
Plus de
Réponse.
Il sait
Désormais
Que celle qu’on
Aurait dû
Dès le début
N’est autre que :
La vie est injuste et bats-toi si tu le veux contre le vent.
A l’enfant déjà,
On pourrait mais
Non non non
Il doit croire.
L’enfant croit-il vraiment ?
Il sait déjà,
L’adulte croit pour lui,
Il pleure
Il sait déjà
Que si
L’on disait tout,
Il entendrait :
Bien sûr que c’est pas juste !
Rien n’est.
Cesse d’y croire.
Tout de suite.
Tu t’éviteras bien des
Malheurs.
C’est pas juste !
Non c’est pas juste !
Cherche autre chose
Ou
Saute maintenant.
Le vide est là.
On ne le dit pas,
Mon Dieu quelle cruauté !
C’est ignoble !
Mais l’enfant sait
Déjà.
Que croyez-vous
Adultes naïfs ?
Que l’enfant,
Même pas ne parlons de
L’ado,
Est un idiot pareil ?
C’est une fois grands et sages
Que nous commençons
D’avoir foi.
Mais une sale image
Et la plaie s’ouvre.
Détournons les yeux.
Il vaut bien mieux.
Maman c’est pas juste !
Ne dis pas ça,
J’y cesserai moi-même de
Croire.
Ça va passer chéri.
L’énorme et louable
Mensonge.
lundi 7 mai 2018
Sûr et certain ? Et si...
Sûr et certain
D’être
Fort et malin,
Doux et câlin,
Drôle et taquin
Ou bien
Ou en même temps,
Ou/et,alors,
Voire et,
C’est tout,
Raide et radin,
Vil et vilain,
Lourd et larbin.
On est sûr et
Certain.
Je suis ceci cela
Depuis toujours
Et blablabla
Et ça ne changera pas,
Ceci avec
Fierté
Ou amertume,
Douleur parfois,
Angoisse toujours.
Habitué à
Sa laideur,
Sa froideur,
Sa lenteur
Vaut mieux que de
N’être plus
Sûr et
Certain.
L’honneur habite
Au bout de plusieurs
Décennies
Les défauts,
Et les failles,
Les plus handicapantes,
Les plus haïs des pairs.
Et l’on tient
Tout au chaud
Les belles
Tendresse,
Finesse,
Sagesse.
Un jour,
Échappent
Les mains,
La bouche,
La langue,
Le coeur,
L’esprit,
Les jambes cavalent
Toutes seules,
Les neurones s’activent
En boîte automatique,
Les lèvres forment les mots
Ou le silence
Qu’elles veulent.
Cela dure,
Peut-être,
Pas seulement un instant,
Mais des jours
Ou tout l’an.
Et l’on n’a pas le choix que de
Se laisser faire
Par soi-même,
Impuissant
Incertain absolu.
Impuissance d’être
De raison,
Môsieur
Et non d’instinct animal
Et sauvage !
Oh que non !
Impuissance d’être
Qui s’oublie
Animal.
Impuissance préfabriquée,
Irrespect du fin fond
Du Vif tripal.
Et la métamorphose
A fait jaillir
Un autre possible,
Le sûr et certain
Est penaud,
Débile,
Et se repent.
Il s’adjoint
Le Et si ?
De rigueur.
Et si ?
Et si ?
Le seul vraiment
sûr et certain.
D’être
Fort et malin,
Doux et câlin,
Drôle et taquin
Ou bien
Ou en même temps,
Ou/et,alors,
Voire et,
C’est tout,
Raide et radin,
Vil et vilain,
Lourd et larbin.
On est sûr et
Certain.
Je suis ceci cela
Depuis toujours
Et blablabla
Et ça ne changera pas,
Ceci avec
Fierté
Ou amertume,
Douleur parfois,
Angoisse toujours.
Habitué à
Sa laideur,
Sa froideur,
Sa lenteur
Vaut mieux que de
N’être plus
Sûr et
Certain.
L’honneur habite
Au bout de plusieurs
Décennies
Les défauts,
Et les failles,
Les plus handicapantes,
Les plus haïs des pairs.
Et l’on tient
Tout au chaud
Les belles
Tendresse,
Finesse,
Sagesse.
Un jour,
Échappent
Les mains,
La bouche,
La langue,
Le coeur,
L’esprit,
Les jambes cavalent
Toutes seules,
Les neurones s’activent
En boîte automatique,
Les lèvres forment les mots
Ou le silence
Qu’elles veulent.
Cela dure,
Peut-être,
Pas seulement un instant,
Mais des jours
Ou tout l’an.
Et l’on n’a pas le choix que de
Se laisser faire
Par soi-même,
Impuissant
Incertain absolu.
Impuissance d’être
De raison,
Môsieur
Et non d’instinct animal
Et sauvage !
Oh que non !
Impuissance d’être
Qui s’oublie
Animal.
Impuissance préfabriquée,
Irrespect du fin fond
Du Vif tripal.
Et la métamorphose
A fait jaillir
Un autre possible,
Le sûr et certain
Est penaud,
Débile,
Et se repent.
Il s’adjoint
Le Et si ?
De rigueur.
Et si ?
Et si ?
Le seul vraiment
sûr et certain.
lundi 12 mars 2018
Terre pas ronde
La Terre n’est pas ronde.
Bien sûr qu’elle n’est pas ronde !
Même folle d’être aussi près
De la
Parfaite sphère.
Folle de croire que la nuance
Suffira.
Folle de s’approcher
Du rêve.
Ils y ont cru.
La Terre est ronde !
La Terre est ronde !
Ronde comme une orange.
Qui démentira sera
Brûlé
En sorcier.
La Terre n’a pourtant
Jamais
Dit ça.
On déforme les
Propos,
C’est indécent.
Et ils ont cru
Avec cette sphère parfaite
Ou presque
Pouvoir tout se permettre.
Où briserait-elle ?
Où criserait-elle ?
Infaillible.
Ils ont creusé,
Troué,
Craqué,
Traqué
Jusqu’à 100000 lieux
Sous les mers
Et centre de la sphère,
Les trésors
De la Terre
Immor-
Telle.
Ils ont omis
Qu’elle n’était
Décidément
Pas ronde
Et qu’elle hurlait aux
Hommes :
Je ne suis pas ronde,
Je le suis presque,
L’habit ne fait pas le moine,
100 fois sur le métier remettez votre ouvrage,
1000,
10000,
Et n’oubliez pas Saint-Thomas.
Elle a donné tous les
Avertissements,
Envoyé ses
Émissaires.
Ils ont cru que
Tout tournerait
Rond,
A l’instar de leur
Terre
Imaginaire.
Bientôt
Ils entendront
Qu’elle
Gronde
Et
Fronde.
Plus de
Ronde.
La Terre rongée,
Vrombira
Et
Ils vomiront
Leur
Vanité.
Bien sûr qu’elle n’est pas ronde !
Même folle d’être aussi près
De la
Parfaite sphère.
Folle de croire que la nuance
Suffira.
Folle de s’approcher
Du rêve.
Ils y ont cru.
La Terre est ronde !
La Terre est ronde !
Ronde comme une orange.
Qui démentira sera
Brûlé
En sorcier.
La Terre n’a pourtant
Jamais
Dit ça.
On déforme les
Propos,
C’est indécent.
Et ils ont cru
Avec cette sphère parfaite
Ou presque
Pouvoir tout se permettre.
Où briserait-elle ?
Où criserait-elle ?
Infaillible.
Ils ont creusé,
Troué,
Craqué,
Traqué
Jusqu’à 100000 lieux
Sous les mers
Et centre de la sphère,
Les trésors
De la Terre
Immor-
Telle.
Ils ont omis
Qu’elle n’était
Décidément
Pas ronde
Et qu’elle hurlait aux
Hommes :
Je ne suis pas ronde,
Je le suis presque,
L’habit ne fait pas le moine,
100 fois sur le métier remettez votre ouvrage,
1000,
10000,
Et n’oubliez pas Saint-Thomas.
Elle a donné tous les
Avertissements,
Envoyé ses
Émissaires.
Ils ont cru que
Tout tournerait
Rond,
A l’instar de leur
Terre
Imaginaire.
Bientôt
Ils entendront
Qu’elle
Gronde
Et
Fronde.
Plus de
Ronde.
La Terre rongée,
Vrombira
Et
Ils vomiront
Leur
Vanité.
dimanche 18 février 2018
Monsieur le Temps
Temps passe
Temps plante
Temps pouffe
Temps pire
Temps ne plie jamais.
Temps fuit
Temps fausse
Temps farde
Temps fraude
Temps ne flanche jamais.
Temps nargue
Temps norme
Temps nuit
Temps noie
Temps navre encore encore.
Temps fort
Temps fier
Temps ferme
Temps frappe
Temps fouette encore et encore.
Temps droite
Temps dit
Temps dicte
Temps dresse
Temps ne déride jamais.
Temps souffle
Temps siffle
Temps salve
Temps saque
Temps ne sauve pas encore.
Temps claque
Temps crâne
Temps cogne
Temps casse
Temps castagne à jamais.
Temps presse
Temps prête
Temps parle
Temps porte
Temps pousse encore et encore.
Temps vole
Temps vit
Temps vrille
Temps veut
Temps est un grand vainqueur.
Temps danse
Temps double
Temps dribble
Temps doue
Temps donne encore et encore.
Temps ride
Temps rode
Temps rit
Temps rêve
Temps ronde et roule.
Temps grandit
Temps grossit
Temps guérit
Temps gracie
Temps giron grouille.
Temps fait défait refait
Temps noue dénoue renoue
Temps nait dénaît renaît
Temps vit dévie revit.
Temps mieux ami qu’ennemi.
Temps plante
Temps pouffe
Temps pire
Temps ne plie jamais.
Temps fuit
Temps fausse
Temps farde
Temps fraude
Temps ne flanche jamais.
Temps nargue
Temps norme
Temps nuit
Temps noie
Temps navre encore encore.
Temps fort
Temps fier
Temps ferme
Temps frappe
Temps fouette encore et encore.
Temps droite
Temps dit
Temps dicte
Temps dresse
Temps ne déride jamais.
Temps souffle
Temps siffle
Temps salve
Temps saque
Temps ne sauve pas encore.
Temps claque
Temps crâne
Temps cogne
Temps casse
Temps castagne à jamais.
Temps presse
Temps prête
Temps parle
Temps porte
Temps pousse encore et encore.
Temps vole
Temps vit
Temps vrille
Temps veut
Temps est un grand vainqueur.
Temps danse
Temps double
Temps dribble
Temps doue
Temps donne encore et encore.
Temps ride
Temps rode
Temps rit
Temps rêve
Temps ronde et roule.
Temps grandit
Temps grossit
Temps guérit
Temps gracie
Temps giron grouille.
Temps fait défait refait
Temps noue dénoue renoue
Temps nait dénaît renaît
Temps vit dévie revit.
Temps mieux ami qu’ennemi.
dimanche 9 juillet 2017
Jamais mieux servi que par soi-meme
Tu proposes
Suggères
Après mûre réflexion,
Après mûre bienveillance,
Tu ouvres l’horizon,
Tu te préoccupes,
Tu te soucies,
Avec amour,
Aves égoïsme aussi,
Pour te sentir utile,
Pour te sentir quelqu’un de bien,
Quelqu’un qui aime bellement.
Et fin de non-recevoir,
C’est bon !
Mauvaise idée !
Pas envie d’en parler !
Je me débrouille ça va !
Pas besoin d’aide !
Et d’autres encore ainsi.
Tu voudrais répondre
Ok d’accord ben j’arrête alors !
Mais tu ne le dis pas
Parce que
Parce que quoi ?
Parce que c’est tout ce qu’on attend de toi que tu t’arrêtes
Que tu lâches l’affaire,
Justement.
Précisément.
Alors tu fermes ta gueule
Et tu rumines
D’être aussi vaine,
Aussi seule peut-être.
Aussi impuissante.
Tu penses qu’on te dit
Presque
Que tu ne sers à rien,
Que sans toi tout ira bien.
Ou même qu’avec ou sans,
Pas de différence.
Tu sais que c’est faux pour l’autre.
Pour toi, c’est très vrai,
Tout vrai.
Tu vas rester dans ton coin
Te taire
Et froidement apporter ton aide
Quand on te le demandera,
Pour un détail merdique,
Qui te déprime de futilité.
Tu voudrais dire cette fois,
Là non je ne peux pas, bien désolée.
Mais tu feras moins immature,
Pour ne pas perdre
Au moins la face.
Tu afficheras présente,
Tu seras loin à l’intérieur.
Tu auras envie de partir,
D’être seule ou de rire comme une gogole
Avec une de ton clan.
Rire pour combattre l’impuissance,
La solitude,
Le non,
De ceux qu’on aime.
Et puis se retourner sur soi
Et s’aider soi-même,
Encore le plus sûr.
Même si lassant.
Tout cela en sachant que
Chacun sa cadence
Et que tu dois respecter l’autre
Et le rythme de sa danse.
Tout en rageant de savoir ça
Et de le respecter profondément.
Parce que ton égoïsme
Veut maintenant,
Et que la patience meurt.
Finalement oui,
Tu n’es jamais mieux servi que par toi-même
Alors fuck et refuck !
Suggères
Après mûre réflexion,
Après mûre bienveillance,
Tu ouvres l’horizon,
Tu te préoccupes,
Tu te soucies,
Avec amour,
Aves égoïsme aussi,
Pour te sentir utile,
Pour te sentir quelqu’un de bien,
Quelqu’un qui aime bellement.
Et fin de non-recevoir,
C’est bon !
Mauvaise idée !
Pas envie d’en parler !
Je me débrouille ça va !
Pas besoin d’aide !
Et d’autres encore ainsi.
Tu voudrais répondre
Ok d’accord ben j’arrête alors !
Mais tu ne le dis pas
Parce que
Parce que quoi ?
Parce que c’est tout ce qu’on attend de toi que tu t’arrêtes
Que tu lâches l’affaire,
Justement.
Précisément.
Alors tu fermes ta gueule
Et tu rumines
D’être aussi vaine,
Aussi seule peut-être.
Aussi impuissante.
Tu penses qu’on te dit
Presque
Que tu ne sers à rien,
Que sans toi tout ira bien.
Ou même qu’avec ou sans,
Pas de différence.
Tu sais que c’est faux pour l’autre.
Pour toi, c’est très vrai,
Tout vrai.
Tu vas rester dans ton coin
Te taire
Et froidement apporter ton aide
Quand on te le demandera,
Pour un détail merdique,
Qui te déprime de futilité.
Tu voudrais dire cette fois,
Là non je ne peux pas, bien désolée.
Mais tu feras moins immature,
Pour ne pas perdre
Au moins la face.
Tu afficheras présente,
Tu seras loin à l’intérieur.
Tu auras envie de partir,
D’être seule ou de rire comme une gogole
Avec une de ton clan.
Rire pour combattre l’impuissance,
La solitude,
Le non,
De ceux qu’on aime.
Et puis se retourner sur soi
Et s’aider soi-même,
Encore le plus sûr.
Même si lassant.
Tout cela en sachant que
Chacun sa cadence
Et que tu dois respecter l’autre
Et le rythme de sa danse.
Tout en rageant de savoir ça
Et de le respecter profondément.
Parce que ton égoïsme
Veut maintenant,
Et que la patience meurt.
Finalement oui,
Tu n’es jamais mieux servi que par toi-même
Alors fuck et refuck !
jeudi 18 mai 2017
Double face
Chaque
jour,
on
peut
si
on ouvre bien
les
yeux
(pas
forcément si grand que cela mais surtout bien,
la
qualité Messieurs Dames,
la
qua
li
té,
pas
grand mais bien),
on
peut
chaque
jour
voir
des
génies.
Le génie,
Le génie,
une
sorte de magie,
une
fulgurance,
toujours
là,
quelque
part.
Alors,
on
n'a qu'à
sourire
et
s'émerveiller.
On
n'a qu'à
se
laisser
admirer,
humblement
le
génie humain.
Toujours
s'accorder
pour
s'étonner
encore
et encore.
Le
génie même
des
plus inattendus,
une
seconde,
d'un
coup d'un seul.
Il
viendra de n'importe où.
Il
est
partout
toujours.
Chaque
jour,
aussi,
on
voit
l'immense
bêtise
humaine.
Un
énorme imbécile.
Un
idiot profond.
Un
QI de moule.
Le
plus stupide des
vivants.
(Façon
de parler oui
mais
parfois le vide neuronal
du
crustacé
n'est
pas loin.)
Tout
ça,
on
peut croire,
là,
comme
ça,
que
c'est une question
d'intelligence
mathématique.
Mais
non.
C'est
l'imbécillité humaine
face
à son pair.
Sa
désespérante
parfois
incapacité
à
comprendre
qu'il
n'est pas le
centre
du
monde.
L'humain
est un janus,
un
double face,
un
stupide génie,
exaspérant
et
formidable.
Effet boomerang
assuré.
Sortez couvert !
jeudi 20 avril 2017
Le juste bord de ma falaise
Au
juste bord
de
la falaise,
j'ai
toujours cru
à
la limite à
pas
franchir,
sous
peine de
suicide.
Tout
juste au bord
de
la falaise,
je
me suis souvent
approchée,
penchée,
puis
redressée
pleine
de haut-le-cœur
protecteurs.
Quelques
années durant,
je
n'ai plus senti
la
falaise,
ni
son bord,
ni
l'à-pic
et
le grand canyon au fond.
Plus
rien senti en fait.
Tout
était plat.
L'encéphalogramme
presque.
J'ai
longtemps cru
m'être
alors
jetée
courageuse
du
haut de ma falaise.
Ce
n'est pas ce que j'ai fait.
J'ai
détruit la falaise
et
sa raison d'être.
J'ai
détruit toute dénivellation
pour
une plaine parfaite.
Je
n'ai pas vu
que
je n'avais pas résolu
le
bord de ma falaise.
La
falaise s'est refait
une
beauté,
avec
les hauts et les bas
de
la vraie vie.
La
plaine parfaite a rendu les
armes,
épuisée
de
platitudes.
La
falaise
bien
sûr,
n'était
plus tout à fait la même.
Mais
elle avait gardé
son
juste bord
et
son terrible précipice.
J'ai
recommencé à craindre
la
béance,
l'espace
du trou,
l'ombre
d'en-dessous.
Mais
je savais,
si
besoin était,
réaplatir
mon monde.
Jusqu'au
jour où
cela
n'a plus eu
assez
de
sens.
Jusqu'au
jour où
j'ai
pensé que
peut-être
sait-on jamais,
le
bord n'était pas
la
limite fatale.
En
tout cas,
plus.
Que
le bord était
peut-être
sait-on jamais,
la
limite
à
franchir.
L'idée
qui revient comme un boomerang.
L'idée
qui se retourne comme une chaussette.
C'est
quand j'ai dit :
« Arrête
tout et écoute. »
les
bras ballants,
une
immense vague de la douleur
s'abattant
sur moi
sans
que je bouge,
mais
que je la regarde
droit
dans les yeux
et
que j'écoute
ses
battements,
véritablement
courageuse,
cette
fois,
que
j'ai vu le tout juste bord
ne
plus être
si
fatal
ni
si
vertigineux.
Je
pense
en
deltaplane,
en
montgolfière,
en
parachute,
ou
à mains nues le long de
la
paroi
si
familière
et
parfaitement
méconnue.
Jamais
à l'élastique
Mon
Dieu !
Ca
fait peur.
Ca
casse les bras et les jambes de peur.
Ca
donne envie de dormir toujours.
Mais
l'espoir aussi
d'être
droite dans ses bottes,
la
tête sur les épaules,
les
sourcils apaisés,
les
lèvres claires et nettes,
avec
les vrais mots
et
les
vrais sourires.
Que
la fuite insensée cesse !
Je
ne suis plus la proie
du
bord de ma falaise.
Elle
est désormais
mon
tremplin
et
zou triple salto
et
jusqu'au bout du monde !
samedi 8 octobre 2016
Les oreilles folles
L’orille est bien là
Toujours là
Bien accrochée.
A droite, Check.
Voyons voir à gauche...
Check Ok RAS.
Les deux oreilles sont en place.
On positionne la tête bien dans l’axe.
On se fait une belle voix.
Et on explique avec clarté et fermeté.
Quelques secondes,
Et les yeux fuient,
Se baladent ces vauriens !
Ils n’ont pas le temps.
Autre chose à faire.
A découvrir.
On a beau les rappeler à l’ordre.
On a beau.
Ils s’en branlent.
S’en branlent.
Les oreilles bien en place
Entendent et tourneboulent
Les mots.
Elles jouent.
Elles ne sont jamais sérieuses.
Elles font rouler les mots
Comme des billes dans un circuit,
Démembrent les phrases
Et les mots glissent et
Rebondissent
Dans les toboggans
Du pavillon auriculaire,
Puis dans le conduit,
Jusqu’a un endroit du cerveau,
Méconnu,
Pas le bon,
Puisqu’ils n’ont plus ni queue ni tête.
Pour eux,
L’oreille félonne les a pervertis ;
Tout ça est un grand parc d’attraction.
Le plaisir est au rendez-vous.
Ca s’annonçait mal.
Mais tout est devenu beaucoup plus
Drôle que
Prévu.
Hihi !
Mes
Mots,
Pesés,
Lourds,
Douloureux,
Forts,
Osés,
Impérieux,
Ne sont plus que
De fantômes
Rigolards.
Pour finir,
Ils redeviennent convenables.
Mais,
Ils ne sont pas tous là
Ni tous sains d’esprit.
Ils ont été pris au piège
Du jeu
Et du jouir,
Toboggan a l’appui.
Je suis impuissante.
Impuissante à fixer mes mots
Pour ces oreilles-là
Et cet esprit-là.
Impuissante face à eux,
Malgré tous mes stratagèmes.
Impuissante et rageuse.
Mais mais !
Les mots ont été lancés
Forts et enfin,
Surtout.
Après toutes ces années.
Impuissante à résonner.
Finalement est-ce si grave ?
J’ai bien la preuve que
Ces organes-là
Sont toqués.
J’irai jusqu’au bout
Pour le bout.
Pour toucher la ligne d’arrivée
Et commencer une autre course,
Moins infinie,
Moins brûlante.
J’irai leur dire à ces oreilles folles,
Handicapées,
Qu’elles sont malades.
Que moi aussi,
Sans doute,
Mais pas seule.
J’irai jusqu’a ce point
Et j’en aurai fini.
J’arrêterai de porter
Ma montagne,
Galerienne quotidienne,
Ridicule pathétique.
J’aurai droit
A d’autres humeurs
Et d’autres mondes.
Je serai goal volant
Et non plus
Scotchée à
Mon beau fauteuil roulant.
Je serai balle
Rebondissante.
Je serai à ressorts.
Je serai libre,
Sans être plus entendue.
Mais j’aurais tout tenté
Et tout gerbé.
Je serai incasable.
Tout ca dort bien sagement,
Encore.
Attendez quelque temps,
Encore.
Le jour viendra,
Bientot.
Toujours là
Bien accrochée.
A droite, Check.
Voyons voir à gauche...
Check Ok RAS.
Les deux oreilles sont en place.
On positionne la tête bien dans l’axe.
On se fait une belle voix.
Et on explique avec clarté et fermeté.
Quelques secondes,
Et les yeux fuient,
Se baladent ces vauriens !
Ils n’ont pas le temps.
Autre chose à faire.
A découvrir.
On a beau les rappeler à l’ordre.
On a beau.
Ils s’en branlent.
S’en branlent.
Les oreilles bien en place
Entendent et tourneboulent
Les mots.
Elles jouent.
Elles ne sont jamais sérieuses.
Elles font rouler les mots
Comme des billes dans un circuit,
Démembrent les phrases
Et les mots glissent et
Rebondissent
Dans les toboggans
Du pavillon auriculaire,
Puis dans le conduit,
Jusqu’a un endroit du cerveau,
Méconnu,
Pas le bon,
Puisqu’ils n’ont plus ni queue ni tête.
Pour eux,
L’oreille félonne les a pervertis ;
Tout ça est un grand parc d’attraction.
Le plaisir est au rendez-vous.
Ca s’annonçait mal.
Mais tout est devenu beaucoup plus
Drôle que
Prévu.
Hihi !
Mes
Mots,
Pesés,
Lourds,
Douloureux,
Forts,
Osés,
Impérieux,
Ne sont plus que
De fantômes
Rigolards.
Pour finir,
Ils redeviennent convenables.
Mais,
Ils ne sont pas tous là
Ni tous sains d’esprit.
Ils ont été pris au piège
Du jeu
Et du jouir,
Toboggan a l’appui.
Je suis impuissante.
Impuissante à fixer mes mots
Pour ces oreilles-là
Et cet esprit-là.
Impuissante face à eux,
Malgré tous mes stratagèmes.
Impuissante et rageuse.
Mais mais !
Les mots ont été lancés
Forts et enfin,
Surtout.
Après toutes ces années.
Impuissante à résonner.
Finalement est-ce si grave ?
J’ai bien la preuve que
Ces organes-là
Sont toqués.
J’irai jusqu’au bout
Pour le bout.
Pour toucher la ligne d’arrivée
Et commencer une autre course,
Moins infinie,
Moins brûlante.
J’irai leur dire à ces oreilles folles,
Handicapées,
Qu’elles sont malades.
Que moi aussi,
Sans doute,
Mais pas seule.
J’irai jusqu’a ce point
Et j’en aurai fini.
J’arrêterai de porter
Ma montagne,
Galerienne quotidienne,
Ridicule pathétique.
J’aurai droit
A d’autres humeurs
Et d’autres mondes.
Je serai goal volant
Et non plus
Scotchée à
Mon beau fauteuil roulant.
Je serai balle
Rebondissante.
Je serai à ressorts.
Je serai libre,
Sans être plus entendue.
Mais j’aurais tout tenté
Et tout gerbé.
Je serai incasable.
Tout ca dort bien sagement,
Encore.
Attendez quelque temps,
Encore.
Le jour viendra,
Bientot.
mercredi 10 août 2016
Tout oui mais pas la Lune
Tout fairevoircomprendre,
Traverser le monde de part en part,
Connaître les lieux les plus reculés,
Les plus grands secrets,
S’aventurer sur toute la terre.
Mais, se contenter de regarder la Lune.
Tout direexpliquervomir,
Tout sortir de son sac
Et se sentir léger comme une plume,
Se sentir solide sur ses pieds
Et volant comme un gymnaste chinois.
Mais, laisser la Lune à sa place.
Tout apprendrelireécrire,
De toutes les langues
Et de toutes les sciences,
À sautiller de joie,
Toujours émerveillé du nouveau livre en soi.
Mais, ne pas rechercher les étoiles.
Tout expérimentervivresentir,
Dans le corps et l’esprit,
Les mânes des ancêtres
Et les bêtabloquants
Pour être un légitime et intègre sachant.
Mais, revenir de la Lune.
On se croit raisonnable
Dans ses désirs
Parce qu’on a su dire
En grand sage :
« Non pas la Lune,
Je ne suis pas fou. »
On a cru que tout le reste
Ca n’était pas trop.
Humain oui
Mais pas débile.
« Je veux,
Je veux pouvoir,
Donc je peux...
- Tout ?
- Oui tout !
- N’essaye pas de tout réussir,
Tu n’auras plus le temps de rêver.
Ton esprit et ton corps mourront d’épuisement.
- Mais si bien sûr, je rêve aussi !
On ne meurt pas de fatigue. On n'en meurt plus.
- On meurt de tout mon cher.
- Je ne demande pas la Lune.
- Et qu’est-ce donc que la Lune ?
- Arrêtez !
- Qu’est-ce donc que la Lune pour nous humains ?
- Trop haut, trop loin, trop...
- Trop tout. La Lune c’est tout. Et ce n’est pas pour nous. »
Ce sera donc un peu,
Ce sera déjà bien,
Paraît-il.
Traverser le monde de part en part,
Connaître les lieux les plus reculés,
Les plus grands secrets,
S’aventurer sur toute la terre.
Mais, se contenter de regarder la Lune.
Tout direexpliquervomir,
Tout sortir de son sac
Et se sentir léger comme une plume,
Se sentir solide sur ses pieds
Et volant comme un gymnaste chinois.
Mais, laisser la Lune à sa place.
Tout apprendrelireécrire,
De toutes les langues
Et de toutes les sciences,
À sautiller de joie,
Toujours émerveillé du nouveau livre en soi.
Mais, ne pas rechercher les étoiles.
Tout expérimentervivresentir,
Dans le corps et l’esprit,
Les mânes des ancêtres
Et les bêtabloquants
Pour être un légitime et intègre sachant.
Mais, revenir de la Lune.
On se croit raisonnable
Dans ses désirs
Parce qu’on a su dire
En grand sage :
« Non pas la Lune,
Je ne suis pas fou. »
On a cru que tout le reste
Ca n’était pas trop.
Humain oui
Mais pas débile.
« Je veux,
Je veux pouvoir,
Donc je peux...
- Tout ?
- Oui tout !
- N’essaye pas de tout réussir,
Tu n’auras plus le temps de rêver.
Ton esprit et ton corps mourront d’épuisement.
- Mais si bien sûr, je rêve aussi !
On ne meurt pas de fatigue. On n'en meurt plus.
- On meurt de tout mon cher.
- Je ne demande pas la Lune.
- Et qu’est-ce donc que la Lune ?
- Arrêtez !
- Qu’est-ce donc que la Lune pour nous humains ?
- Trop haut, trop loin, trop...
- Trop tout. La Lune c’est tout. Et ce n’est pas pour nous. »
Ce sera donc un peu,
Ce sera déjà bien,
Paraît-il.
Risque à trous
Ne pas risquer
Le manque,
Le gouffre,
L’attente
Impuissante,
Le trou au ventre.
Ne pas risquer,
Alors,
Tout collectionner
Accumuler
Superposer
Entasser
Jusqu’au haut du plafond,
Jusqu’à avoir l’air
D’un
Bibendum,
Jusqu’à ne plus pouvoir
Marcher.
Ne pas risquer
D’être honnête,
D’être réaliste,
De saisir les faits
Et d’accepter
Comme une grande.
Ne pas risquer
D’être honnête
En mémoire,
En souvenirs,
En histoire,
Comme la plupart
Pour cesser
De ressasser,
Dit-on, pas faux
Mais pas non plus exhaustif :
Aussi pour effacer
Les passés.
Ne pas risquer
De revivre
Le manque de l'enfant,
Du tout-petit,
La détresse,
Car elle est innommable
Et intangible,
Infernale
Et parfaitement
Comme une bulle
Sans issue.
Ne pas risquer
Tout cela,
Jusqu’au jour
Où l’on se rend compte
Que toutes les heures d’éveil
Que Dieu fait,
Ou le Diable
(Pourquoi d’ailleurs ne pas l’appeler
Diable,
Tout court ?),
Sont usées
À jouer le manque,
Le trou,
Les trous,
À jouer à vider
Reboucher,
Comme au bac à sable,
Comme le cracheur de feu,
Comme la mer.
Quelle connerie !
Tout ça pour ca !
A l’attaque alors !
Vive le manque et qu’il meure
Dans un duel à la régulière.
J’en sortirai
Aventurière,
Peut-être amazone
Sein manquant,
Et !
Honnête femme
De pied ferme.
Le manque,
Le gouffre,
L’attente
Impuissante,
Le trou au ventre.
Ne pas risquer,
Alors,
Tout collectionner
Accumuler
Superposer
Entasser
Jusqu’au haut du plafond,
Jusqu’à avoir l’air
D’un
Bibendum,
Jusqu’à ne plus pouvoir
Marcher.
Ne pas risquer
D’être honnête,
D’être réaliste,
De saisir les faits
Et d’accepter
Comme une grande.
Ne pas risquer
D’être honnête
En mémoire,
En souvenirs,
En histoire,
Comme la plupart
Pour cesser
De ressasser,
Dit-on, pas faux
Mais pas non plus exhaustif :
Aussi pour effacer
Les passés.
Ne pas risquer
De revivre
Le manque de l'enfant,
Du tout-petit,
La détresse,
Car elle est innommable
Et intangible,
Infernale
Et parfaitement
Comme une bulle
Sans issue.
Ne pas risquer
Tout cela,
Jusqu’au jour
Où l’on se rend compte
Que toutes les heures d’éveil
Que Dieu fait,
Ou le Diable
(Pourquoi d’ailleurs ne pas l’appeler
Diable,
Tout court ?),
Sont usées
À jouer le manque,
Le trou,
Les trous,
À jouer à vider
Reboucher,
Comme au bac à sable,
Comme le cracheur de feu,
Comme la mer.
Quelle connerie !
Tout ça pour ca !
A l’attaque alors !
Vive le manque et qu’il meure
Dans un duel à la régulière.
J’en sortirai
Aventurière,
Peut-être amazone
Sein manquant,
Et !
Honnête femme
De pied ferme.
mardi 22 mars 2016
Où est le monstre ?
Elle a commis l'impardonnable.
Une grande guerrière,
une dangereuse furie,
une immense vipère
armée jusqu'aux dents.
Pas folle,
pas déjantée.
Bien calculée,
bien cachée.
On sait qu'elle doit
sans doute
avoir visage humain,
mais on peine
à ne pas voir une Méduse
ou des crocs acérés.
On suppose,
sûrs de nous,
le monstre,
disons-le,
qui a frappé,
lacéré,
mordu,
mangé peut-être
ses victimes ;
plusieurs.
La femme-monstre,
plus monstrueuse encore d'être
femme.
Pour de vrai,
Elle arrive enfin.
Une toute petite souris se dirige
vers nous.
Nous,
en rang d'oignons,
comme des soldats.
Déconfiture :
qu'est-ce que c'est cette petite souris
aux beaux yeux bleus
et au sourire charmeur,
presque enfantin ?
Qui est-ce donc ?
Elle rit en nous voyant.
Elle a aussi un peu peur.
C'est elle.
Elle a bien forme humaine.
Où est le monstre prédit ?
Perdu dans les nuages de nos imaginations
et les cases pas plus réelles
qui nous bornent
et les autres.
Fastoche !
Elle s'approche,
dit bonjour.
Un à un nous regarde.
Je vois dans ces sublimes yeux bleus
de petite fille
la foudre de la haine.
Le manque
cruel
qui attend encore.
Une grande guerrière,
une dangereuse furie,
une immense vipère
armée jusqu'aux dents.
Pas folle,
pas déjantée.
Bien calculée,
bien cachée.
On sait qu'elle doit
sans doute
avoir visage humain,
mais on peine
à ne pas voir une Méduse
ou des crocs acérés.
On suppose,
sûrs de nous,
le monstre,
disons-le,
qui a frappé,
lacéré,
mordu,
mangé peut-être
ses victimes ;
plusieurs.
La femme-monstre,
plus monstrueuse encore d'être
femme.
Pour de vrai,
Elle arrive enfin.
Une toute petite souris se dirige
vers nous.
Nous,
en rang d'oignons,
comme des soldats.
Déconfiture :
qu'est-ce que c'est cette petite souris
aux beaux yeux bleus
et au sourire charmeur,
presque enfantin ?
Qui est-ce donc ?
Elle rit en nous voyant.
Elle a aussi un peu peur.
C'est elle.
Elle a bien forme humaine.
Où est le monstre prédit ?
Perdu dans les nuages de nos imaginations
et les cases pas plus réelles
qui nous bornent
et les autres.
Fastoche !
Elle s'approche,
dit bonjour.
Un à un nous regarde.
Je vois dans ces sublimes yeux bleus
de petite fille
la foudre de la haine.
Le manque
cruel
qui attend encore.
mardi 8 mars 2016
bataille à vide
Pour rien,
battu
lutté
ravalé,
pour rien.
Même injustice
dont on aimerait
s'emparer
pour tout
arrêter.
Mais on n'est plus
de cet âge.
Aujourd'hui,
on est sage.
On a du recul.
On est adulte.
Pfffffffff !
On avance
et on sourit.
Non, je ne sourirai
pas,
tout de même.
Parce que
tout a été fait
pour rien,
pour un vide
qui rit de nous
dans son
propre écho.
Un sadique
qui se bidonne
sans s'arrêter
de ma
déconfiture.
Il me rend
parano.
Ou alors ma parano
remplit son rire,
chauffe mes oreilles,
les ouvre grand ;
elles pourraient
s'en branler,
rien à foutre,
rien à foutre !
Meuh non bien sûr !
Elles se dressent
comme des chiennes.
Elles attendent le signal
pour mordre.
Pour attaquer
parce que pour rien,
c'est trop !
Elles peuvent toujours
attendre
les cocottes,
elles trouveront
rien
de plus
de mieux
à se mettre sous la dent.
Longtemps,
elles peuvent
rester
droites comme des i,
comme des furies.
Chaque bataille doit
aboutir.
La blague !
Elles foncent droit dans le mur,
les pauvres connes.
Lutter pour rien,
et recommencer.
La vie.
Et puis,
franchement,
jamais vraiment pour rien.
dimanche 17 janvier 2016
Ne me dis pas qui être !
Il
allait mourir et il dit quand même quelque chose ce jour-là ,
quelque chose qui la mit dans une rage de folle : « Vis ta
vie ma toute belle et profite, vite. Avance sans moi. Je serai ton
ange gardien. Aime les autres et apaise-toi. Ma fin n'est pas la
tienne. »
…
Elle
eut presque la bave qui lui coulait des lèvres,
la
pisse qui réchauffait ses jambes
et
tous les sphincters qui lâchaient
de
surprise
et
colère.
Elle
entendit bourdonner
ses
oreilles,
et
sentit vaciller
ses
pupilles.
Les
fourmis auraient prendre possession
de
tout son corps
et la
faire
poupée
de chiffon.
Mais
la colère,
la
haine,
précisément
à ce moment-là l'emporta.
La
haine de ces mots écœurants.
Elle
eut un haut le cœur.
Elle
eut une mine de dégoût.
Elle
eut envie de hurler entre ses larmes
« Espèce
de connard de mourant ! »
Elle
ouvrit la bouche pour lui répondre,
lui
cracher au visage qu'on
n'oublie
pas son premier amour,
n'oublie
jamais les coups de hache dans le cœur
et la
sanguinolence,
ne
s'apaise jamais cette pute
de
tragédie.
Elle
ne dit pas tout ça.
Elle
dit,
les
yeux dangereusement noirs :
« Reste
à ta place de mourant,
mon
p'tit pote !
Ce
n'est pas
toi
le
survivant.
Je ne
m'apaiserai
jamais
de
cette merde-là.
Je
ferai
avec
et contre.
Et
j'avancerai
avec
et contre.
Tu
seras ce que je veux
que tu
sois.
Tu ne
seras plus là
pour
me connaître.
Alors,
ne t'avance pas,
toi,
et
laisse-moi
prendre
le mort
que tu
seras
sous
le bras,
et
trouver mon chemin.
Et si,
jamais,
je ne
peux
ni ne
veux
m'apaiser,
parce
que tu seras devenu
mon
vent et mes marées,
tu ne
te retourneras
pas
dans
ta tombe,
vieux
squelette.
Tu
n'auras plus
aucun
mot
à
dire.
Juste
peut-être
à
regarder
d'en-haut,
si j'y
crois encore
après
toi,
et à
Peut-être
que plus tu seras
là
et
mieux
je
serai
moi.
Laisse
les vivants survivre
et
pleurer leur frère d'or. »
Il ne
dit rien pendant
quelques
minutes
et
puis :
« ton
vent et tes marées ».
Et
elle se leva
le
cœur moins lourd
de son
énorme
colère.
Il lui
sourit et l'aima
en un
éclair
plus
fort que jamais :
« Ma
sœur adorée ».
dimanche 10 janvier 2016
Ceuxcelles et le masque
Il y a ceuxcelles
Aux yeux tendres
Et coeur gelé.
Il y a ceuxcelles
Aux paroles aimantes
Et je te tabasse.
Il y a ceuxcelles
A l’échine courbée
Et la plume acerbe.
Il y a ceuxcelles
Au pas franc
Et flasque en flan.
Il y a ceuxcelles
Aux sourcils levés humbles
Et moi le meilleur.
Il y a ceuxcelles
Au respect impeccable
Et étriqueurs de rêves.
Il y a ceuxcelles
Aux bras rassurants
Et prends ta claque !
Il y a ceuxcelles
La queue entre les jambes
Et Fils, tu n’es qu’une merde !
Aussi, il y a :
Ceuxcelles
Aux mains au fond cachées
Et sculpteurs de vie
Ceuxcelles
Dans le silence et l’ombre
Et mot parfait dans le chaos
Ceuxcelles
Méfiants très loin
Et le sublime sourire
D’un coup partagé.
Ceuxcelles
Qu’on n’aimera jamais
Et ils s’approchent
Tout doucement
Ceuxcelles
Boulonnés à leur masque
Et le vrai visage
Le jour de la confiance.
Quand le masque tombe,
La bouche fait bée,
Les bras ballent,
Les jambes flageolent,
Les pieds s’enfoncent,
Les mains s’ouvrent au ciel,
Les yeux deviennent
Noirs
Électriques bleus
Verts stabilo
Ou disparaissent.
Quand le masque tombe,
On a gagné
Quelqu’un,
Son noyau le plus précieux,
Et on pourra l’aimer
Peut-être.
Qu’on aime
Là
En tout cas,
Tout nu.
Aux yeux tendres
Et coeur gelé.
Il y a ceuxcelles
Aux paroles aimantes
Et je te tabasse.
Il y a ceuxcelles
A l’échine courbée
Et la plume acerbe.
Il y a ceuxcelles
Au pas franc
Et flasque en flan.
Il y a ceuxcelles
Aux sourcils levés humbles
Et moi le meilleur.
Il y a ceuxcelles
Au respect impeccable
Et étriqueurs de rêves.
Il y a ceuxcelles
Aux bras rassurants
Et prends ta claque !
Il y a ceuxcelles
La queue entre les jambes
Et Fils, tu n’es qu’une merde !
Aussi, il y a :
Ceuxcelles
Aux mains au fond cachées
Et sculpteurs de vie
Ceuxcelles
Dans le silence et l’ombre
Et mot parfait dans le chaos
Ceuxcelles
Méfiants très loin
Et le sublime sourire
D’un coup partagé.
Ceuxcelles
Qu’on n’aimera jamais
Et ils s’approchent
Tout doucement
Ceuxcelles
Boulonnés à leur masque
Et le vrai visage
Le jour de la confiance.
Quand le masque tombe,
La bouche fait bée,
Les bras ballent,
Les jambes flageolent,
Les pieds s’enfoncent,
Les mains s’ouvrent au ciel,
Les yeux deviennent
Noirs
Électriques bleus
Verts stabilo
Ou disparaissent.
Quand le masque tombe,
On a gagné
Quelqu’un,
Son noyau le plus précieux,
Et on pourra l’aimer
Peut-être.
Qu’on aime
Là
En tout cas,
Tout nu.
jeudi 12 novembre 2015
Les yeux et leur esprit me disent
Les yeux s’ouvrent
Plus fort.
On a beau croire
Qu’on est
Un grand ouvert,
Les yeux et leur esprit
Sortent
De nouvelles clefs
De cachettes
Dont on ignorait
Jusqu’à
L’existence.
On se croit toujours lucide.
Toujours pas mal au moins.
Je pense à toutes les portes
Cachées
Qu’à
L’avenir,
Mes yeux et leur esprit
Enclencheront.
Pas d’idiotie telle que « je n’avais rien vu, je n’avais rien compris. Ah voilà pourquoi donc ! »
Pas de découverte faramineuse « j'en suis le cul par terre ! »
Pas de « la lumière s’est faite », surtout, Surtout pas ! Prenez garde !
Ce sont les portes secrètes
De la douleur.
On la déteste.
On l’évite.
On essaye de la dompter.
Mais,
Aussi,
Elle active
Les yeux et leur esprit
Pour ouvrir d’autres portes,
Toujours et encore
D’autres portes
Sur d’autres mondes
Qui font sourire.
Juste,
Juste,
De les voir,
Fait sourire.
Entre les larmes.
Le sourire parce qu’on a
Vu
Une nouvelle nuance.
J’ai toujours adoré
L’arc-en-ciel,
Voulu le toucher.
Les nuages aussi.
J’ai demandé si on pouvait.
Sans se moquer, on a dit « non ma belle, tu passerais à travers. »
Une porte s’est ouverte ce jour-là.
Mais voilà une autre situation.
Chaque porte est une nouvelle nuance
Des couleurs du monde.
Tout à une couleur,
Absolument tout.
Et la douleur
Le rappelle !
Il n’y a pas de même,
Il n’y a pas de gris,
Sérieusement.
Le béton même
N’est jamais gris pareil.
Les yeux et leur esprit
Me disent
Sans ordonner,
Sinon je n’irais pas,
D’aller vers cet objet-là,
Oui oui celui-là,
Tu vas voir.
Et nous commençons une autre vie
Cet objet insipide et moi,
Moi qui l’avait oblitéré de ce qu’on
Regarde.
Ils me disent
De caresser l’animal,
De jouer,
De me rappeler qu’il m’attend
Et que sa confiance
Est absolue,
Si absolue
Qu’il dort
Sur le dos contre mon flanc,
Lui minuscule, moi géante à ses côtés.
Ils me disent
De m’enrouler dans ce qui cajole,
Dans tout ce qui fait l’escargot.
Ils disent que ca régénère les
Organes.
Ils me disent
D’aimer
Tout ce que je veux,
Même bête
Même ne peu fou
Même jamais fait,
Parce que c’est peut-être
Ca
À quoique n’ai jamais
Pensé
Ou que je me suis interdit
Qui ouvrira d’un coup
2000 nuances.
Ils me disent
De ne pas retenir mes mots,
Et je les sens sortir
Avec surprise
Et le nouveau regard
De l’autre.
De me mettre en colère
Contre le silence
Contre ceux qui n’ont pas besoin
De ma protection
Névrosée.
De taper du pied
Et d’élever le ton.
Ils me disent
Que je suis capable,
Puisque des portes
S’enclenchent.
Ils rient
Les yeux toujours restent
Immensément ouverts
Et leur esprit
Ouvre sa grande gorge de
Chanteur.
Plus fort.
On a beau croire
Qu’on est
Un grand ouvert,
Les yeux et leur esprit
Sortent
De nouvelles clefs
De cachettes
Dont on ignorait
Jusqu’à
L’existence.
On se croit toujours lucide.
Toujours pas mal au moins.
Je pense à toutes les portes
Cachées
Qu’à
L’avenir,
Mes yeux et leur esprit
Enclencheront.
Pas d’idiotie telle que « je n’avais rien vu, je n’avais rien compris. Ah voilà pourquoi donc ! »
Pas de découverte faramineuse « j'en suis le cul par terre ! »
Pas de « la lumière s’est faite », surtout, Surtout pas ! Prenez garde !
Ce sont les portes secrètes
De la douleur.
On la déteste.
On l’évite.
On essaye de la dompter.
Mais,
Aussi,
Elle active
Les yeux et leur esprit
Pour ouvrir d’autres portes,
Toujours et encore
D’autres portes
Sur d’autres mondes
Qui font sourire.
Juste,
Juste,
De les voir,
Fait sourire.
Entre les larmes.
Le sourire parce qu’on a
Vu
Une nouvelle nuance.
J’ai toujours adoré
L’arc-en-ciel,
Voulu le toucher.
Les nuages aussi.
J’ai demandé si on pouvait.
Sans se moquer, on a dit « non ma belle, tu passerais à travers. »
Une porte s’est ouverte ce jour-là.
Mais voilà une autre situation.
Chaque porte est une nouvelle nuance
Des couleurs du monde.
Tout à une couleur,
Absolument tout.
Et la douleur
Le rappelle !
Il n’y a pas de même,
Il n’y a pas de gris,
Sérieusement.
Le béton même
N’est jamais gris pareil.
Les yeux et leur esprit
Me disent
Sans ordonner,
Sinon je n’irais pas,
D’aller vers cet objet-là,
Oui oui celui-là,
Tu vas voir.
Et nous commençons une autre vie
Cet objet insipide et moi,
Moi qui l’avait oblitéré de ce qu’on
Regarde.
Ils me disent
De caresser l’animal,
De jouer,
De me rappeler qu’il m’attend
Et que sa confiance
Est absolue,
Si absolue
Qu’il dort
Sur le dos contre mon flanc,
Lui minuscule, moi géante à ses côtés.
Ils me disent
De m’enrouler dans ce qui cajole,
Dans tout ce qui fait l’escargot.
Ils disent que ca régénère les
Organes.
Ils me disent
D’aimer
Tout ce que je veux,
Même bête
Même ne peu fou
Même jamais fait,
Parce que c’est peut-être
Ca
À quoique n’ai jamais
Pensé
Ou que je me suis interdit
Qui ouvrira d’un coup
2000 nuances.
Ils me disent
De ne pas retenir mes mots,
Et je les sens sortir
Avec surprise
Et le nouveau regard
De l’autre.
De me mettre en colère
Contre le silence
Contre ceux qui n’ont pas besoin
De ma protection
Névrosée.
De taper du pied
Et d’élever le ton.
Ils me disent
Que je suis capable,
Puisque des portes
S’enclenchent.
Ils rient
Les yeux toujours restent
Immensément ouverts
Et leur esprit
Ouvre sa grande gorge de
Chanteur.
lundi 12 octobre 2015
Poum plouf
Le palpitant ne
palpite
plus
particulièrement.
Le palpitant ne
peut se mettre au
pas
pour autant.
Il est le
palpitant qui toujours
papillonne.
Le palpitant a été un
putain de cogneur,
parfait connard,
poussif tantôt
percutant
parfois.
Le palpitant aujourd'hui est
plutôt
plat.
Les entrailles
payent toujours
cher.
Et donc le palpitant n'est
plus un
explosif.
Il a fini.
Il est un
parent sage,
allié du quotidien.
Sont apparues les
marées, sans
percussion.
Les marées
montantes
mousseuses
nauséeuses
maltraiteuses.
Les marées ne
martèlent
rien. Elles
malmènent, des
montagnes jusqu'au
noyau du
monde.
Elles
minent le terrain,
mimant la vie
trépidante.
Je
finis au
fond
de l'océan.
Nue,
enfin,
nue et sans
fard.
D'un mal
un bien.
La vie
est à
recommencer.
palpite
plus
particulièrement.
Le palpitant ne
peut se mettre au
pas
pour autant.
Il est le
palpitant qui toujours
papillonne.
Le palpitant a été un
putain de cogneur,
parfait connard,
poussif tantôt
percutant
parfois.
Le palpitant aujourd'hui est
plutôt
plat.
Les entrailles
payent toujours
cher.
Et donc le palpitant n'est
plus un
explosif.
Il a fini.
Il est un
parent sage,
allié du quotidien.
Sont apparues les
marées, sans
percussion.
Les marées
montantes
mousseuses
nauséeuses
maltraiteuses.
Les marées ne
martèlent
rien. Elles
malmènent, des
montagnes jusqu'au
noyau du
monde.
Elles
minent le terrain,
mimant la vie
trépidante.
Je
finis au
fond
de l'océan.
Nue,
enfin,
nue et sans
fard.
D'un mal
un bien.
La vie
est à
recommencer.
jeudi 12 mars 2015
La folle emprisonnée
En un clin d’œil,
je deviens un
immense
cœur
gonflé d’adrénaline ;
une bombe
qui hurlera
à la moindre
étincelle ;
une alarme
qui déchirera
l’air et
tous les tympans
au moindre
tremblement.
Ne bougez plus !
Tous aux abris !
La douce et tendre
se mue en chienne.
Je suis une mâchoire
d’acier
qui claque
à la recherche
de son
morceau.
Ne passez pas par là !
Vous en chialerez
sûrement !
Je ne comprends plus
rien
ni
personne.
Je ne veux
rien
écouter.
Je ne veux rien
être
de louable.
Je tremble,
bientôt pleure
de colère,
d’impuissance.
Je détruirais
mes murs
et mes mains
si je ne restais
pas
débout.
Je me tiens
droite,
le plus possible,
droite
comme la dignité ;
Je sors
de ma veste
la petite
et précieuse
carte
de la fierté,
de la survie
en réalité.
Je ne me bats
pas pour mon
honneur.
Je crache mon venin
avant qu’il
ne m’empoisonne.
Je prends bien soin
de le cracher
à terre
ou sur la feuille
pour ne pas
finir
seule.
Ma colère
est une folle
furieuse
enfermée
à jamais.
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