Planeur des mers
Aile des sommets
Plume des nuits noires
Grand bec des cimes
Piou des jardins,
Vous chantez l'année,
Voix des paysages,
Des veilles et des chaleurs,
Des gels et des repos.
Vous êtes musique du monde.
Planeur des mers
Aile des sommets
Plume des nuits noires
Grand bec des cimes
Piou des jardins,
Vous chantez l'année,
Voix des paysages,
Des veilles et des chaleurs,
Des gels et des repos.
Vous êtes musique du monde.
A,
Rouge léonin
Fier guerrier
Dirige, en 1e ligne
Sourcils froncés
Le regard franc.
A,
Sans concession
Parfois d'acier
Mais flamboyant,
Intègre jusqu'à la moelle.
A,
Géant aux pieds diamant
Tête dure voit l'horizon
Pleure parfois seul
Rageux le poing serré.
A,
Le feu droit dans les cieux.
Tourbillon de plumes et paillettes
S'envolent folles,
Douces redescendent
Et magie du poème,
S'arabesquent autour
De leur fil de tous ors
Prêts à briller les mots.
Rose flamant
Les pieds dans l eau, je me perche sur échasses
Tend mon cou serpentin jusqu'aux nuages.
Ma liberté et moi les mains aux cieux
Chérissons
Les fous et les bouffons sans roi
Qui délivrent les ailes
De ceux qui les aiment.
La tête pastèque
Trop mûre lourde craquèle,
La chair vermillonante.
Explose et en
Phoenix repousse
Plus douce plus claire.
Ne plus être née de,
S'être née et créée
De toutes pierres
L'une après l'autre d'âge en âge,
Le cordon des ancêtres retranché
Chaque jour
Pour n'être que soi sans personne.
Vaine guerre de haine et de désert :
Le fil des temps jamais ne rompt.
Je suis de deux, et quatre, et huit
et tous les autres avant eux,
De femmes et d'hommes
Auxquels je voulus rendre leur présent
Empoisonné ; mais
Contre vents et marées et tous mes coups d'épées,
Ils se dressent à leur place, forêt famille.
Je suis née d'eux,
Quoi qu'il en coûte.
Chat foui au creux du coude
Petit peton tout doux
Mais picote la griffe léone prévient de l'arme sécrète,
Honnête.
Chasseur polymorphe craint, honni, fui ;
Lové entier tout contre, flanc offert,
Anime les tripes de la tendresse,
Éveille l'amour, l'immense et l'univers.
Après le désert écorcheur,
S'ouvre un jardin aux mille fleurs .
La reine couronne le poulailler
Sur ses ergots perchée la tête haute
Ouvre ses ailes en impérial
Aigle crochue brille de mille flammes.
Se cache pour pleurer.
Tu vrombis lourdement
Pataud à l'attaque,
Frémis à son passage.
Je pense gros méchant dard et
Noir en diable
Me rétrécis
Les bras au cœur.
Tu me dépasses,
Doubles tirant ton gros moteur.
Et te voilà
Aux couleurs chaudes,
Duveteux rondouillard
Drôlement bringuebalant ;
Bourdon Boubou tout doux.
Bondit, caquette, tortille, ronronne,
Ouvre ses ailes et rime,
Jappe, glisse, chante, roule, crie,
Les yeux derrière ou jusqu'au ciel
Il embrasse l'univers et toutes ses langues,
Entend et voit l'infiniment,
Poète maudit
Se tait,
Humble témoin.