Au milieu des tous ces couples qui glissent joyeusement, elle aperçoit le regard félin qui la torpille jusqu'au creux du monde, dans le noyau brûlant de l'univers, celui où le désir a tout conquis, territoire pris serré sous la cloche infrangible des flammes des entrailles. Elle sent son corps se torsader en volutes gracieuses aussi implacables que délicates, elle se mue en antique vase sculptée avec foi et amour, d'une main puissante de la perfection de son art et douloureuse de la vie officielle, insoumise aux diktats de ses congénères et gagnée à la cause du souffle cuisant de l'impalpable organe de l'existence. Elle oublie son partenaire, celui qu'elle a choisi, son époux, qui jette au cœur de son être une rivière de glace et l'alourdit jusqu'à se recroqueviller dans ses pieds bien poliment joints, dos à son âme. Elle se répand libérée endolorie de la douceur de ces yeux de la passion qui la réveille enfin et l'attirent à eux, mosaïques émeraudes où se perdre langoureusement sans se retourner ni rien regretter, happée par la profondeur enveloppante berceuse inespérée de son avidité prisonnière. Elle ne se reconnaît plus, la crypte enfouie dans le tréfonds de sa poitrine a été violée et mise à nue, révélée à tous et à elle-même qui redécouvre l'éclat du joyau intérieur trop précieux impudique pour le frileux humain quotidien qui en rougit et l'étouffe consciencieux jour et nuit. Elle avance et accepte de laisser la submerger la chaude mer du désir qui déferle de la grotte secrète qu'Il a épanouie en elle, Il l'a descellée défaite de la victoire du dogme de la contrainte et de l'innocence pour la conduire dans le lit de l'insouciance et de la jouissance ardente fluide.
dimanche 9 juin 2013
samedi 8 juin 2013
Le yeux du diable
Décortiquer, démembrer, éventrer, scruter,
Elle soumet le monde aux rayons implacables
De son regard avide sans pitié insatiable
Somme animaux humains de se déshabiller.
Du haut de ses yeux noirs : "Laissez-vous culbuter
Retourner dénuder explorer, et à table !
Je veux la dévorer la beauté impeccable,
De vos corps grand ouverts déployés veloutés.
Je me laisse engloutir envoûter entêter
Les images m'exaltent plaisir insoutenable
Que de jouir des pupilles, orgasme insoupçonnable
Dont la fin me menace puissante inanité.
J'arrive à détacher mon regard aimanté
À l'univers sensible au charme inviolable,
Je renverse ma vue vers le vide insondable.
Mes yeux m'ont usurpé mon âme exécutée. "
Elle soumet le monde aux rayons implacables
De son regard avide sans pitié insatiable
Somme animaux humains de se déshabiller.
Du haut de ses yeux noirs : "Laissez-vous culbuter
Retourner dénuder explorer, et à table !
Je veux la dévorer la beauté impeccable,
De vos corps grand ouverts déployés veloutés.
Je me laisse engloutir envoûter entêter
Les images m'exaltent plaisir insoutenable
Que de jouir des pupilles, orgasme insoupçonnable
Dont la fin me menace puissante inanité.
J'arrive à détacher mon regard aimanté
À l'univers sensible au charme inviolable,
Je renverse ma vue vers le vide insondable.
Mes yeux m'ont usurpé mon âme exécutée. "
mercredi 5 juin 2013
Envolée d'éclopé.
Vissé paralysé, seuls les yeux bleux fébriles
s'agitent en tout sens sur le plafond teigneux
mauvais, qui leur reflète, immaculé vicieux,
la bévue abrutie qui retient immobile.
Saoûlé euphorique explosé d'adrénaline,
il accélère à mort le moteur laborieux
prêt à défier le ciel effronté prétentieux :
au lieu de s'élever, embrasse la ravine.
De troublantes vapeurs l'enveloppent et le traînent,
douloureux inconscients jours semaines s'égrainent,
l'esprit est embrumé tourmenté de morphine.
Cruels accusateurs, murs et plafonds l'enchaînent
il bouillonne de rage, son coeur flétrit gangrène
mais son esprit l'envole jusqu'aux étoiles l'enfile.
s'agitent en tout sens sur le plafond teigneux
mauvais, qui leur reflète, immaculé vicieux,
la bévue abrutie qui retient immobile.
Saoûlé euphorique explosé d'adrénaline,
il accélère à mort le moteur laborieux
prêt à défier le ciel effronté prétentieux :
au lieu de s'élever, embrasse la ravine.
De troublantes vapeurs l'enveloppent et le traînent,
douloureux inconscients jours semaines s'égrainent,
l'esprit est embrumé tourmenté de morphine.
Cruels accusateurs, murs et plafonds l'enchaînent
il bouillonne de rage, son coeur flétrit gangrène
mais son esprit l'envole jusqu'aux étoiles l'enfile.
mardi 4 juin 2013
Le canyon de l'ennui
Minutes se prélassent
indolentes se passent
lancinantes tracassent.
Instants coulent et s'allongent
dans l'infini me plongent
l'impatience me ronge.
Les heures en nuit s'évaporent.
Je sens mon coeur flâner
nonchalant traînasser
rêver s'abandonner.
Tendue je l'aiguillonne
agacé il bougonne
"chang'rai rien" qu'il marmonne.
Mon âme en nuit se colore.
J'écume et je trépigne
contre le temps m'indigne,
sa pesanteur maligne.
L'ennui aveugle et muet
m'abat et me soumet
comme un obscur sujet.
Ce monde en nuit me dévore.
Rampante et invisible
larmes irrépressibles
face au néant paisible.
Il me nargue l'ennui !
sans couleurs et sans bruits !
ogre-trou qui détruit.
Seigneur en nuit je T'implore !
Mon palpitant narquois
sourire aux yeux sournois
bouche bée reste coi.
Mon souffle s'accélère,
écrase mes viscères,
sous vide privée d'air.
Mon corps en nuit indolore...
Je me croyais perdue
décoeurée suspendue
"j'avoue je suis vaincue"
je cesse de lutter
plus de peur de chuter.
plus rien à redouter.
L'horizon réveillé en lumière se dore.
indolentes se passent
lancinantes tracassent.
Instants coulent et s'allongent
dans l'infini me plongent
l'impatience me ronge.
Les heures en nuit s'évaporent.
Je sens mon coeur flâner
nonchalant traînasser
rêver s'abandonner.
Tendue je l'aiguillonne
agacé il bougonne
"chang'rai rien" qu'il marmonne.
Mon âme en nuit se colore.
J'écume et je trépigne
contre le temps m'indigne,
sa pesanteur maligne.
L'ennui aveugle et muet
m'abat et me soumet
comme un obscur sujet.
Ce monde en nuit me dévore.
Rampante et invisible
larmes irrépressibles
face au néant paisible.
Il me nargue l'ennui !
sans couleurs et sans bruits !
ogre-trou qui détruit.
Seigneur en nuit je T'implore !
Mon palpitant narquois
sourire aux yeux sournois
bouche bée reste coi.
Mon souffle s'accélère,
écrase mes viscères,
sous vide privée d'air.
Mon corps en nuit indolore...
Je me croyais perdue
décoeurée suspendue
"j'avoue je suis vaincue"
je cesse de lutter
plus de peur de chuter.
plus rien à redouter.
L'horizon réveillé en lumière se dore.
lundi 3 juin 2013
Ivresse du soleil
Les rayons gris lèvent le jour fondu fourbu
Gueule de bois décomplexée monumentale
Rêves réfrigérés en nudité brutale,
Calme plat comateux insouciant de l'abus.
Je secoue le soleil désaffecté rebus
d'un regard vigoureux au mol feu qui s'étale
oublieux dédaigneux de son oeuvre vitale
vieux chef indigne inerte négligeant son tribut.
Je peste révoltée face à l'usurpateur
celui qu'on vénérait, pitoyable amateur
révélé par l'ennui des cieux déconfits.
Renfrognée enragée, Maître Bonimenteur !
Contre ton ordre absurde ! Revoilà l'enchanteur,
Emerveillant le monde, ingénu tu souris.
Gueule de bois décomplexée monumentale
Rêves réfrigérés en nudité brutale,
Calme plat comateux insouciant de l'abus.
Je secoue le soleil désaffecté rebus
d'un regard vigoureux au mol feu qui s'étale
oublieux dédaigneux de son oeuvre vitale
vieux chef indigne inerte négligeant son tribut.
Je peste révoltée face à l'usurpateur
celui qu'on vénérait, pitoyable amateur
révélé par l'ennui des cieux déconfits.
Renfrognée enragée, Maître Bonimenteur !
Contre ton ordre absurde ! Revoilà l'enchanteur,
Emerveillant le monde, ingénu tu souris.
dimanche 2 juin 2013
Va et vient du tréfonds
Soirée à l'eau, elle a promis juré craché
Docile épouse amène, fixer sourire aux lèvres
Grimace captivée par les discussions mièvres
Inerte distinguée, toute fièvre arrachée.
Se contenir
Et ne pas rire
De cette idiote
Sombre bigote
Désespérante
Naine navrante
Laide et stupide
Grave insipide.
Rester correcte et élégante, belle asséchée
Triste à pleurer, flétrie, mais respectable
Joli tableau d'aristocrate charitable
Elle accepte humblement le jeu ; ne pas gâcher !
Mais c'est trop dur !
craint la bavure
Surgit l'ingrate
Indélicate
Sans peur ni honte
Fol mastodonte
Haineux taillade
La mascarade.
Respirer du tréfonds, ne surtout rien lâcher
Ils sont absurdes !
Redompter l'animal et ne pas le fâcher,
Son cœur se troue !
Détester en silence et ne jamais flancher,
La lie la boue !
Se remettre au travail, l'abîme à reboucher,
Infinie servitude !
Elle finira au bar
Inexorable cuite
Demis ballons et pintes
Fatale solitude.
Docile épouse amène, fixer sourire aux lèvres
Grimace captivée par les discussions mièvres
Inerte distinguée, toute fièvre arrachée.
Se contenir
Et ne pas rire
De cette idiote
Sombre bigote
Désespérante
Naine navrante
Laide et stupide
Grave insipide.
Rester correcte et élégante, belle asséchée
Triste à pleurer, flétrie, mais respectable
Joli tableau d'aristocrate charitable
Elle accepte humblement le jeu ; ne pas gâcher !
Mais c'est trop dur !
craint la bavure
Surgit l'ingrate
Indélicate
Sans peur ni honte
Fol mastodonte
Haineux taillade
La mascarade.
Respirer du tréfonds, ne surtout rien lâcher
Ils sont absurdes !
Redompter l'animal et ne pas le fâcher,
Son cœur se troue !
Détester en silence et ne jamais flancher,
La lie la boue !
Se remettre au travail, l'abîme à reboucher,
Infinie servitude !
Elle finira au bar
Inexorable cuite
Demis ballons et pintes
Fatale solitude.
samedi 1 juin 2013
Tic tac de la panique
Déverrouillée moelleuse assurée duveteuse
Délassée échappée, journée ensorceleuse
Embercée embullée, nichée en buée mielleuse
Elle glisse en coulées suaves étonnée bienheureuse
Se baigne désirante dans son âme mousseuse
Qui caresse à l'envie diabolique enjôleuse.
Au fond, curieuse, elle entend annonceuse
Sa poitrine tic tac, tic tac.
Et la panique
Folle émétique
Surgit attaque
Barjo maniaque
Brute se braque
Au sol la plaque
La laisse en vrac
Dégueu vieux sac
Paralytique
Neurasthénique.
Qui guettait surveillait suspectait vicieuse ?
Qui complotait secret manoeuvre malicieuse ?
L'ennemie de toujours, la monstrueuse faucheuse !
Arrête de blâmer l'image fallacieuse
D'une fausse accusée ; l'enfance venimeuse
Sautillante revient picoter oublieuse :
"Voudrais-tu donc enfin cesser d'être malheureuse ?
Réveille au fond de toi l'étrange bourlingueuse !"
Délassée échappée, journée ensorceleuse
Embercée embullée, nichée en buée mielleuse
Elle glisse en coulées suaves étonnée bienheureuse
Se baigne désirante dans son âme mousseuse
Qui caresse à l'envie diabolique enjôleuse.
Au fond, curieuse, elle entend annonceuse
Sa poitrine tic tac, tic tac.
Et la panique
Folle émétique
Surgit attaque
Barjo maniaque
Brute se braque
Au sol la plaque
La laisse en vrac
Dégueu vieux sac
Paralytique
Neurasthénique.
Qui guettait surveillait suspectait vicieuse ?
Qui complotait secret manoeuvre malicieuse ?
L'ennemie de toujours, la monstrueuse faucheuse !
Arrête de blâmer l'image fallacieuse
D'une fausse accusée ; l'enfance venimeuse
Sautillante revient picoter oublieuse :
"Voudrais-tu donc enfin cesser d'être malheureuse ?
Réveille au fond de toi l'étrange bourlingueuse !"
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