jeudi 31 janvier 2019

Froid d'hiver en négatif,
Fidèle témoin des affres
Intestins.

31 janvier : Le livre fantastique

Il arrive que
Le livre tant aimé
Pourtant miroite
Trop clair,
Vibre trop fort
A en faire éclater le
Plexus
Solaire.
Il ne dit rien de
Spécial,
Il ne se tourne pas autour
En forage intestin.
Mais il est
Les yeux dans
Les yeux.
Et l’on voudrait être
Aveugle
Pour un temps.
Mais le livre ne peut pas
Sans.
Il regarde et
Ne dort jamais,
Même refermé,
Il murmure
Chantonne
Gargouille
À voix basse.
Il ne peut pas
Sans.
Ni les yeux ni
Les autres,
Tous les
Orifices roulants.
La bouche se ferme oui.
Mais elle est bien,
Malgré sa grande gueule
Indécente,
La dernière roue du
Carosse.
Juste le dernier maillon de la
Chaîne
Et peut-être le moindre.
Bref,
Le livre réflexe
Agite
Les neurones
Invariablement.
Sauf que voilà
Parmi ses pairs,
Le rigolo
Rebondi,
Culbuto
Trampolin.
Il miroite
Comme sa nature le
Dicte
Mais mais mais il
Rit sans s’arrêter,
De fantaisies en couleurs
Folles.
Il se contrefiche des
Règles et
Virevolte
Bout-en-train.
Il joue les aventures
Et les pays
Imaginaires.
Et il réconcilie les
Univers.



‪Museau fouineur‬
‪Perdu dans sa fourrure‬
‪Trottine l'air de rien héros polaire.‬

mercredi 30 janvier 2019

Neige au bras d'hiver
Rompt son exil et danse ;
L'homme à ses pieds roule et crie son caprice.

30 janvier : Le ciel et ses airs

Le ciel et ses airs
Sans frontières insensées
Se sont frottés
Les mains,
Perclus de rigolade avant même.
Comme un livre ouvert,
Se cacher n’est pas de leur
Trempe,
Ils ont concocté leur petite
Tambouille
Et prêts les mains
Pleines à
Jeter aux humains
D’en bas.
Ceux qui ne s’approchent
Jamais
D’eux,
Qui se terrent s’inventant
Une guerre.

Le ciel et ses airs
S’ennuient des anciens et
Batailles de
Boules et avalanches.
Parfois,
Un sursaut un peu fou
Les saisit.
Mais la vraie fête
S’est éteinte.
Ce monde végète,
Ils tournent en rond
Soufflent un peu.
Mais le Vieux Monde
Est un
Plat robinet d’eau tiède.
Ne fait ni chaud ni
Froid,
Berceuse rassurante.

Le ciel et ses airs
Se sont revigorés
Pour une unique petite
Sauterie.
Rire des pouvoirs d’en-haut
Et les humains qui
Entrent dans la
Danse.
Les flocons joujoux
Emerveilleurs innés
Semblent de
Terribles ennemis.
On crie au scandale.
On s’insurge.
En fait,
On a peur,
Hantise de n’être qu’un animal
Parmi les
Autres.
On s’insulte et s’accuse.
C’est le ciel et ses airs
Qu’on tremble,
Comme si juste nouveaux
Découverts.
Il va nous tomber sur la
Tête.
Tous aux abris !
L’univers nous
Attaque.
Paranoïa aux grands airs
Scientifiques.

Le ciel et ses airs,
Encore,
S’interrogent incrédules :
Mémoire est-elle si
Courte chez nos amis
Bipèdes ?
Ils pavanent pourtant leurs
Grands cerveaux
Fumants,
Défilés de fiers QI.
L’un d’entre les airs,
Fantasque,
Bouffon du roi
Propose :
Et s’ils se croyaient les
Plus forts ?
Ses compères
Tapes dans le dos
Éclatent d’une grande
Joie
Contagieuse
Et trinquent à cette
Fabuleuse
Saillie.
Ce bouffon est le roi.
Vive le bouffon pour l’éternité !


mardi 29 janvier 2019

Le ciel brandit en riant
Sa tempête ;
Les hommes piaffent en rond et rond.

29 janvier : Immobilisme

Les bras pourraient ne plus,
pourraient tomber jusqu'à terre,
les jambes stopper,
s'enfoncer au sol.
Le corps englué aux
terres et airs.
L'oxygène pèse sur les épaules.
Les sables mouvants s'ouvrent,
dessous.
On a beau le
vouloir
aussi fort que la lune,
pas une particule ne daigne
déplacer
sa carcasse.
Comme le paresseux allégé,
on perd même les
muscles du
frisson.
Le froid fait des bulles de pied en
cap.
Le chaud dilate et gonfle d'est en
ouest.
On est un gros
savon
coulant.
Mais parfaitement
indifférent.
Malléable à merci,
étranger insaisi.
On se regarde,
ironique,
jouer de l'habitude.