Lire écrire,
Avaler recracher,
Consommer produire,
Absorber excréter,
Apprendre transmettre.
Entre les deux,
Penser,
Ruminer,
Reposer,
Se nourrir,
S’approprier.
A l’intérieur encore,
Décomposer,
Fragmenter,
S’étirer,
Diffuser dispatcher distribuer
S’imprégner.
Et dans cet aller retour
Incessant,
Faire son miel.
Besoin de personne mon cul !
Prendre et rendre,
Sans cesse,
D’avant en arrière
En bilboquet,
Ou plus téméraire
En dansant le tango.
Lire et écrire,
Recevoir puis donner,
Par nécessité
De tout organe,
Celle de partager,
Celle de se débarrasser,
Celle d’expurger ses bas-fonds intérieurs,
Celle de ne pas peser trop
Sur soi-même,
Les autres
Et le monde,
Celle de ne pas être boulet,
Par sens éthique,
Parce que le don la dette,
Va et vient
Incessant
Incontournable,
A moins de finir
Au bout d’une corde,
D’un fusil
Ou derrière des barreaux.
Je suis donc je dois.
Je suis donc je donne ?
Si je peux
Si je veux
Si je tiens à mes fesses.
mardi 23 août 2016
lundi 22 août 2016
Vertigo au placard
La peur du vide,
Du trou,
Du nuage traitre,
Du sol meuble
Et du corps
Aspiré
Disloqué
Foudroyé.
Toujours eu ce vertigo
Ou peut-être envie de
Toujours l’avoir eu.
Pour la cohérence.
J’ai le vertige
Et décide par la même
Que :
- Je n’ai jamais fait d’escalade
- Je ne suis jamais montée sur le tabouret pour aller chercher les assiettes de famille tout en haut du placard
- Je n’ai jamais voulu même ma chambre au 2ème étage.
- J’ignore absolument pourquoi et quand le vertigo m’a prise
Toujours été comme ça.
Quoi donc de plus normal
Que de
Voir des chandelles
En me jetant dans ce même vide tant redouté,
Du haut d’un avion
Vrombissant ?
Lâche prise !
Cesse cette guerre intestine !
Profite au moins pour l’avenir
A défaut du passé !
Sans les mains mon amie !
Alors,
Comme c’est dit et redit
Avec une bienveillance
Et une conviction
Vivantes comme
Un coeur à mains nues,
Je saute.
Je frissonne et
Je saute.
J’ai peur,
De tout,
De tout le monde,
De toutes les heures
Surtout.
Parce que le vol
Ne sera pas un freluquet.
Il sera de longue haleine.
Quelques jours.
Quelques semaines peut-être.
Et il faudra bien,
A un moment donné,
Que j’aie moins peur
Et vertigo ira viendra.
Les vieux personnages
Haïs
Effrayants
Les sorcières de placard
(C’est bien le thème aujourd’hui,
Dites !),
Danseront dans mes rêves
Et même au réveil,
Et jusqu’au soir.
Ces gens qu’on a tellement haïs
Qu’on se demande si on ne les a pas
Aimés aussi.
En tout cas,
Ces furieux qui soutiennent la
Colère.
Ceux qu’on tabasserait aujourd’hui
Encore.
Mais qui ont bien servi.
Ceux qui
Plus sournoisement
Aussi
Ont empêché.
Ils sont tous là
De plein fouet
Et on aimerait
Les revoir.
J’aimerais les regarder
Dans les yeux
Et me voir
Dans ce miroir.
Pouvoir réparer
Mes douleurs
Face à eux.
Les regarder et
Qu’ils écarquillent les yeux
Parce que
Oui
Je suis devenue
Ce que personne n’imaginait.
Ni eux ni moi,
Surtout pas moi.
Surtout pas moi,
Et eux finalement,
Peut-être que
Si.
Mes sorcières de placard
Haïes,
Qui me font encore trembler de colère et
D’amertume,
Comme une toute jeune,
Peut-être m’estimaient
Davantage
Que moi-même face à elles,
Mesquines et tranchantes.
Le sens n’est jamais
Celui qu’on croit.
Grande réunion
En plein vol
Avec tous ces fantômes
Revenus pour de vrai,
En chair et en os,
Et je n’ai plus peur.
Je suis contente de les voir.
Pas une fin hollywoodienne
A deux balles.
La personne que je suis devenue
Que je n’imaginais pas.
Que je n’aurais jamais osée.
A force de tourner d’un millimètre
De mois en mois,
D’année en année,
Dans les périodes fastes,
De semaine en semaine.
A force de trouver,
Croiser,
Ou serrer fort
Dans mes mains
Ou mes bras,
Juste de loin
Ou tout contre tout,
A force d’entendre
Et de voir,
Toutes ces fées
Et lutins,
Nounours
Et rigolos
Autour de moi.
A force d’avoir toutes ces chances.
A force de les savourer.
A force d’être aimée,
Sans comprendre pourquoi.
Je suis devenue celle que je n’aurais jamais osée,
Imaginée,
Peut-être celle rêvée très fort,
Tapie honteuse
Et puis
Aujourd’hui
Sautillante,
Qui vole,
Qui a lâché toutes les amarres
En plein ciel,
Qui ne pourra pas remonter
Au bord du vionvion
De départ.
Vertigo se marre.
Moi aussi.
J’ai le souffle coupé, par moments.
Les sorcières
A coups de talons dans le nez les yeux le ventre,
Et ceux qui ont aimé de toutes leurs forces
Malgré moi,
En colère eux aussi,
Sont tous là
Pour signer l’armistice.
Tentons la paix sociale
Et les 30 Glorieuses.
Mais tout le monde joue le jeu hein !
Sinon, on arrête tout !
Et vertigo reprendra les manettes.
Mais voilà le plus improbable
Scénario.
Cette fois,
L’échec est impossible.
Parce que j’ouvre les mains
Et advienne que pourra.
Plus de podium ni de record à battre.
Quoi qu’il m’arrive,
Je le saisirai
Et en ferai mon grain
Et mes histoires,
Mes mots.
Du trou,
Du nuage traitre,
Du sol meuble
Et du corps
Aspiré
Disloqué
Foudroyé.
Toujours eu ce vertigo
Ou peut-être envie de
Toujours l’avoir eu.
Pour la cohérence.
J’ai le vertige
Et décide par la même
Que :
- Je n’ai jamais fait d’escalade
- Je ne suis jamais montée sur le tabouret pour aller chercher les assiettes de famille tout en haut du placard
- Je n’ai jamais voulu même ma chambre au 2ème étage.
- J’ignore absolument pourquoi et quand le vertigo m’a prise
Toujours été comme ça.
Quoi donc de plus normal
Que de
Voir des chandelles
En me jetant dans ce même vide tant redouté,
Du haut d’un avion
Vrombissant ?
Lâche prise !
Cesse cette guerre intestine !
Profite au moins pour l’avenir
A défaut du passé !
Sans les mains mon amie !
Alors,
Comme c’est dit et redit
Avec une bienveillance
Et une conviction
Vivantes comme
Un coeur à mains nues,
Je saute.
Je frissonne et
Je saute.
J’ai peur,
De tout,
De tout le monde,
De toutes les heures
Surtout.
Parce que le vol
Ne sera pas un freluquet.
Il sera de longue haleine.
Quelques jours.
Quelques semaines peut-être.
Et il faudra bien,
A un moment donné,
Que j’aie moins peur
Et vertigo ira viendra.
Les vieux personnages
Haïs
Effrayants
Les sorcières de placard
(C’est bien le thème aujourd’hui,
Dites !),
Danseront dans mes rêves
Et même au réveil,
Et jusqu’au soir.
Ces gens qu’on a tellement haïs
Qu’on se demande si on ne les a pas
Aimés aussi.
En tout cas,
Ces furieux qui soutiennent la
Colère.
Ceux qu’on tabasserait aujourd’hui
Encore.
Mais qui ont bien servi.
Ceux qui
Plus sournoisement
Aussi
Ont empêché.
Ils sont tous là
De plein fouet
Et on aimerait
Les revoir.
J’aimerais les regarder
Dans les yeux
Et me voir
Dans ce miroir.
Pouvoir réparer
Mes douleurs
Face à eux.
Les regarder et
Qu’ils écarquillent les yeux
Parce que
Oui
Je suis devenue
Ce que personne n’imaginait.
Ni eux ni moi,
Surtout pas moi.
Surtout pas moi,
Et eux finalement,
Peut-être que
Si.
Mes sorcières de placard
Haïes,
Qui me font encore trembler de colère et
D’amertume,
Comme une toute jeune,
Peut-être m’estimaient
Davantage
Que moi-même face à elles,
Mesquines et tranchantes.
Le sens n’est jamais
Celui qu’on croit.
Grande réunion
En plein vol
Avec tous ces fantômes
Revenus pour de vrai,
En chair et en os,
Et je n’ai plus peur.
Je suis contente de les voir.
Pas une fin hollywoodienne
A deux balles.
La personne que je suis devenue
Que je n’imaginais pas.
Que je n’aurais jamais osée.
A force de tourner d’un millimètre
De mois en mois,
D’année en année,
Dans les périodes fastes,
De semaine en semaine.
A force de trouver,
Croiser,
Ou serrer fort
Dans mes mains
Ou mes bras,
Juste de loin
Ou tout contre tout,
A force d’entendre
Et de voir,
Toutes ces fées
Et lutins,
Nounours
Et rigolos
Autour de moi.
A force d’avoir toutes ces chances.
A force de les savourer.
A force d’être aimée,
Sans comprendre pourquoi.
Je suis devenue celle que je n’aurais jamais osée,
Imaginée,
Peut-être celle rêvée très fort,
Tapie honteuse
Et puis
Aujourd’hui
Sautillante,
Qui vole,
Qui a lâché toutes les amarres
En plein ciel,
Qui ne pourra pas remonter
Au bord du vionvion
De départ.
Vertigo se marre.
Moi aussi.
J’ai le souffle coupé, par moments.
Les sorcières
A coups de talons dans le nez les yeux le ventre,
Et ceux qui ont aimé de toutes leurs forces
Malgré moi,
En colère eux aussi,
Sont tous là
Pour signer l’armistice.
Tentons la paix sociale
Et les 30 Glorieuses.
Mais tout le monde joue le jeu hein !
Sinon, on arrête tout !
Et vertigo reprendra les manettes.
Mais voilà le plus improbable
Scénario.
Cette fois,
L’échec est impossible.
Parce que j’ouvre les mains
Et advienne que pourra.
Plus de podium ni de record à battre.
Quoi qu’il m’arrive,
Je le saisirai
Et en ferai mon grain
Et mes histoires,
Mes mots.
vendredi 19 août 2016
Chronique d'épuisée
Essoufflée avant d’être partie,
Avant d’être levée.
Essoufflée seulement d’avoir
Pensé.
Incompréhensibles tête et corps.
Quand l’armure est déposée,
Je ne sais plus même
Respirer.
Entourée de tous côtés,
Bordée comme un coq en pâte,
Douillette
Et pourtant
Épuisée de haut en bas.
Épuisée-désarmée ?
Épuisée-hébétée.
Épuisée-nouveau-né ?
Épuisée-enragée.
Dans une colère noire,
Celle d’un affamé,
Contre des forces obscures
Qui m’abattent,
Me fatiguent,
M’épuisent.
Frapper les murs
Et espérer magie.
Froncer les sourcils
Jusqu’à s’en meurtrir
Le front.
Je ne sens plus rien.
Je veux sortir des boues
Ramollissantes.
Tout est là
Tout autour !
Que te manque-t-il encore
Sale gosse ?
Qu’exigeras-tu cette fois
Pour sucer toute la moelle ?
La tienne propre, imbécile !
Je hurlerais
Si j’étais chiche.
Je dégainerais
Les poings.
Mais non, pauvre dinde !
Trop fatiguée même pour la colère !
Épuisée
Jour et nuit.
Même en dormant.
Même avec tous mes doudous
Joujoux
Ronrons.
Donnez-moi la formule
Et pas en barre chocolatée !
Avant d’être levée.
Essoufflée seulement d’avoir
Pensé.
Incompréhensibles tête et corps.
Quand l’armure est déposée,
Je ne sais plus même
Respirer.
Entourée de tous côtés,
Bordée comme un coq en pâte,
Douillette
Et pourtant
Épuisée de haut en bas.
Épuisée-désarmée ?
Épuisée-hébétée.
Épuisée-nouveau-né ?
Épuisée-enragée.
Dans une colère noire,
Celle d’un affamé,
Contre des forces obscures
Qui m’abattent,
Me fatiguent,
M’épuisent.
Frapper les murs
Et espérer magie.
Froncer les sourcils
Jusqu’à s’en meurtrir
Le front.
Je ne sens plus rien.
Je veux sortir des boues
Ramollissantes.
Tout est là
Tout autour !
Que te manque-t-il encore
Sale gosse ?
Qu’exigeras-tu cette fois
Pour sucer toute la moelle ?
La tienne propre, imbécile !
Je hurlerais
Si j’étais chiche.
Je dégainerais
Les poings.
Mais non, pauvre dinde !
Trop fatiguée même pour la colère !
Épuisée
Jour et nuit.
Même en dormant.
Même avec tous mes doudous
Joujoux
Ronrons.
Donnez-moi la formule
Et pas en barre chocolatée !
jeudi 18 août 2016
Etre et avoir
Bordée de toutes parts.
Entourée de tout le possible.
Toutes les nuances,
Toutes les textures.
Plus un poil de vide tout autour
De moi.
Je suis choyée.
J’ai tout récupéré.
Ce qu’il fallait,
Par-ci par-là
Pour pouvoir arrêter le train
Et m’asseoir en tailleur.
En tailleur
Parçe que c’est plus calme
Et plus lointain.
Parçe qu’en tailleur
Déjà en maternelle.
Déjà j’existais,
J’en suis bien sûre
Ainsi.
Sûre et certaine.
On n’est sur de rien.
Pas même d’avoir été.
Encore moins de ses souvenirs de tout-petit
Que personne ne partage.
L’enfant est le plus seul au monde.
Mais me voilà
Parfaitement entourée.
Parfaitement calée.
J’ai tout ce dont je rêvais.
Avoir ne suffit pas pour être,
Heureux en outre.
Mais c’est un bon début.
Pas question d’être matérialiste,
Consumériste,
Objectiviste.
Absolument pas ça !
C’est au contraire qu’il faut
Stopper,
Quitte à faire crisser les rails
Et faire beugler toutes les vaches
Alentour,
Le fou à 300 à l’heure
de la relativité,
De la subjectivité,
De l’éventualité.
Pas un cours abscons
De philosophie.
Pas non plus un manuel.
Non, pas très poétiques
Tous ces mots en « ité ».
Nécessité
Oblige.
Justifier les cercles concentriques
Arc-en-ciel,
Dégradés,
Au complet.
Et moi au doux milieu.
Pas pour encore une fois,
Egocentrer la chose.
Bien au contraire,
Pour sauter hors des murs
Et revenir au creux
Quand on aura bien ri,
Bien aventuré
Tout le jour.
Pour pouvoir enfin
Jouir de la vie
Parce qu’on sait que le foyer
M’attend.
Tout est en place.
Plus à courir partout
Toute la nuit
A la poursuite.
J’ai et je peux enfin
Etre en entièreté.
Avoir pour être ?
Toi qu’on croyait fille des profondeurs !
Eh oui,
Avoir pour être,
Avoir tout enroulés autour
Tous les outils,
Tous les amis,
Tous les joujoux,
Tous les doudous,
Tous les ronrons,
Tous les froufrous
Qui bouchent les trous.
Les trous normaux,
Les trous d’humains,
Et les trous malins,
Les trous marteaux,
Délires,
A la kalach.
Ceux qui gâchent
Tout.
Alors oui,
Avoir tous ces bouches-trous
Pour se permettre de courir
Libre comme l’air,
En tourbillons,
Et être
Comme on n’a jamais pu.
Parce que
Manquez manquez manquez
Et vous n’êtes plus rien !
Un déchet,
Une ordure,
Pas même bon à suicider.
Vous n’êtes rien !
Dépouillez-vous
Et manquez !
Encore et encore.
Vous verrez bien
Qu’avoir donne à être
Et être avoir.
La langue est un génie.
Entourée de tout le possible.
Toutes les nuances,
Toutes les textures.
Plus un poil de vide tout autour
De moi.
Je suis choyée.
J’ai tout récupéré.
Ce qu’il fallait,
Par-ci par-là
Pour pouvoir arrêter le train
Et m’asseoir en tailleur.
En tailleur
Parçe que c’est plus calme
Et plus lointain.
Parçe qu’en tailleur
Déjà en maternelle.
Déjà j’existais,
J’en suis bien sûre
Ainsi.
Sûre et certaine.
On n’est sur de rien.
Pas même d’avoir été.
Encore moins de ses souvenirs de tout-petit
Que personne ne partage.
L’enfant est le plus seul au monde.
Mais me voilà
Parfaitement entourée.
Parfaitement calée.
J’ai tout ce dont je rêvais.
Avoir ne suffit pas pour être,
Heureux en outre.
Mais c’est un bon début.
Pas question d’être matérialiste,
Consumériste,
Objectiviste.
Absolument pas ça !
C’est au contraire qu’il faut
Stopper,
Quitte à faire crisser les rails
Et faire beugler toutes les vaches
Alentour,
Le fou à 300 à l’heure
de la relativité,
De la subjectivité,
De l’éventualité.
Pas un cours abscons
De philosophie.
Pas non plus un manuel.
Non, pas très poétiques
Tous ces mots en « ité ».
Nécessité
Oblige.
Justifier les cercles concentriques
Arc-en-ciel,
Dégradés,
Au complet.
Et moi au doux milieu.
Pas pour encore une fois,
Egocentrer la chose.
Bien au contraire,
Pour sauter hors des murs
Et revenir au creux
Quand on aura bien ri,
Bien aventuré
Tout le jour.
Pour pouvoir enfin
Jouir de la vie
Parce qu’on sait que le foyer
M’attend.
Tout est en place.
Plus à courir partout
Toute la nuit
A la poursuite.
J’ai et je peux enfin
Etre en entièreté.
Avoir pour être ?
Toi qu’on croyait fille des profondeurs !
Eh oui,
Avoir pour être,
Avoir tout enroulés autour
Tous les outils,
Tous les amis,
Tous les joujoux,
Tous les doudous,
Tous les ronrons,
Tous les froufrous
Qui bouchent les trous.
Les trous normaux,
Les trous d’humains,
Et les trous malins,
Les trous marteaux,
Délires,
A la kalach.
Ceux qui gâchent
Tout.
Alors oui,
Avoir tous ces bouches-trous
Pour se permettre de courir
Libre comme l’air,
En tourbillons,
Et être
Comme on n’a jamais pu.
Parce que
Manquez manquez manquez
Et vous n’êtes plus rien !
Un déchet,
Une ordure,
Pas même bon à suicider.
Vous n’êtes rien !
Dépouillez-vous
Et manquez !
Encore et encore.
Vous verrez bien
Qu’avoir donne à être
Et être avoir.
La langue est un génie.
mercredi 17 août 2016
La fin de la guerre
Lâcher les rênes
Et laisser se cabrer la monture,
Hennir comme une folle,
À nous faire valdinguer
Sur la terre froide et dure.
Lâcher tout en sachant
Qu’on retombera
Sur le même sol
Amer.
Pas cruel,
On n’en a fini de croire
A la cruauté
Du méchant monde
Dans lequel
On n’aurait,
Pauvre petit être fragile
Et brimé,
Pas sa place.
Fini les jérémiades de jeunesse
Mais la terre
Mère
Peut être toujours aussi
Dure,
Intransigeante.
Ne te repose sur rien !
Ne t’arrête jamais !
Bats-toi et ne vois que le but !
N’écoute pas les douleurs !
Elles trompent et ralentissent !
La vie est une guerre !
Entraîne-toi sans relâche !
Dès maintenant et pour toujours !
Pour les siècles des siècles !
Prie si tu veux mais ne t asseoir pas pour pleurer !
Si tu pleures, laisse rouler les larmes sans cesser de frapper !
Laisse les yeux s’embuer si tu veux mais ne faiblis sous aucun prétexte !
Tu es une amoindrie !
Tu n’es pas une vraie.
Tu dois te battre plus !
Toujours plus et encore !
Ta vie sera sans aucun doux repos !
Ou ce sera la mort.
Ou tu t’embourberas.
Ou tu verras, les mains stupides,
Tes pieds s’enfoncer
Dans le sol meuble qui t’aspirera
Vers le fond.
Pas les beaux fonds marins,
Colorés,
Poissonneux,
Caressants.
Les sables mouvants qui
Asphyxient
Et tout petit à petit
Attirent vers la boue merdeuse
Et brûlante ou gelée
Du fond du trou.
Tu verras ton corps disparaître
Centimètre à centimètre,
Impuissante
Et tu hurleras de rage.
Alors, pour tout cela, ne cesse jamais de t’apprêter
Au combat !
En armure coûte que coûte !
Debout !
En mouvement !
En courant !
Dépêche-toi !
Agis avant qu’on ne le fasse pour toi !
Et sommeille le moins possible !
Ou,
Souviens-toi !
La terre t’aspirera.
Lâcher les rênes
Et ne pas courir,
Ne pas agir,
Ne pas tournicoter.
Pour voir si
Oui ou non
Ce salaud de sol s’ouvrira
Sous soi.
S’il est si violent qu’on nous l’a fait
Accroire.
Si la catastrophe arrivera.
La guerre ne tient pas toute une vie,
Ou elle finit en meurtre.
Alors lâché les rênes
Désormais,
Dit la mer
Apparue à l’horizon.
Lâche les rênes .
Le sol est dur,
La monture sans pitié.
Mais tu ne mourras pas.
Tu seras seule.
Tu seras à nouveau l’enfant.
Tu seras à nouveau lave
En fusion,
Exaspérée,
Acculée.
Mais la terre ne s’ouvre que
Dans la Bible.
Tu n’es qu’humaine.
Grand bien te fasse
Et laisse-toi tomber au sol dur,
Les couteaux pleuvoir de toutes parts.
Regarde-les.
Retire-les un à un.
Et moi la mer,
Je serai à tes pieds
Pour te caresser
Jusqu’au bout du monde.
Et laisser se cabrer la monture,
Hennir comme une folle,
À nous faire valdinguer
Sur la terre froide et dure.
Lâcher tout en sachant
Qu’on retombera
Sur le même sol
Amer.
Pas cruel,
On n’en a fini de croire
A la cruauté
Du méchant monde
Dans lequel
On n’aurait,
Pauvre petit être fragile
Et brimé,
Pas sa place.
Fini les jérémiades de jeunesse
Mais la terre
Mère
Peut être toujours aussi
Dure,
Intransigeante.
Ne te repose sur rien !
Ne t’arrête jamais !
Bats-toi et ne vois que le but !
N’écoute pas les douleurs !
Elles trompent et ralentissent !
La vie est une guerre !
Entraîne-toi sans relâche !
Dès maintenant et pour toujours !
Pour les siècles des siècles !
Prie si tu veux mais ne t asseoir pas pour pleurer !
Si tu pleures, laisse rouler les larmes sans cesser de frapper !
Laisse les yeux s’embuer si tu veux mais ne faiblis sous aucun prétexte !
Tu es une amoindrie !
Tu n’es pas une vraie.
Tu dois te battre plus !
Toujours plus et encore !
Ta vie sera sans aucun doux repos !
Ou ce sera la mort.
Ou tu t’embourberas.
Ou tu verras, les mains stupides,
Tes pieds s’enfoncer
Dans le sol meuble qui t’aspirera
Vers le fond.
Pas les beaux fonds marins,
Colorés,
Poissonneux,
Caressants.
Les sables mouvants qui
Asphyxient
Et tout petit à petit
Attirent vers la boue merdeuse
Et brûlante ou gelée
Du fond du trou.
Tu verras ton corps disparaître
Centimètre à centimètre,
Impuissante
Et tu hurleras de rage.
Alors, pour tout cela, ne cesse jamais de t’apprêter
Au combat !
En armure coûte que coûte !
Debout !
En mouvement !
En courant !
Dépêche-toi !
Agis avant qu’on ne le fasse pour toi !
Et sommeille le moins possible !
Ou,
Souviens-toi !
La terre t’aspirera.
Lâcher les rênes
Et ne pas courir,
Ne pas agir,
Ne pas tournicoter.
Pour voir si
Oui ou non
Ce salaud de sol s’ouvrira
Sous soi.
S’il est si violent qu’on nous l’a fait
Accroire.
Si la catastrophe arrivera.
La guerre ne tient pas toute une vie,
Ou elle finit en meurtre.
Alors lâché les rênes
Désormais,
Dit la mer
Apparue à l’horizon.
Lâche les rênes .
Le sol est dur,
La monture sans pitié.
Mais tu ne mourras pas.
Tu seras seule.
Tu seras à nouveau l’enfant.
Tu seras à nouveau lave
En fusion,
Exaspérée,
Acculée.
Mais la terre ne s’ouvre que
Dans la Bible.
Tu n’es qu’humaine.
Grand bien te fasse
Et laisse-toi tomber au sol dur,
Les couteaux pleuvoir de toutes parts.
Regarde-les.
Retire-les un à un.
Et moi la mer,
Je serai à tes pieds
Pour te caresser
Jusqu’au bout du monde.
dimanche 14 août 2016
Nouveau-né
Ne plus céder,
Ne plus tomber,
Ne plus sombrer
Et s’aveugler.
Relever la tête,
Les cervicales rouillées,
Qui grincent,
Qui pincent.
Salopes !
Mais,
Quitte à jurer,
Ne plus céder,
Ne plus baisser
Les bras et le dos
S’affaisser.
Les poings levés,
La pose est bête
Mais aide la tête
À reprendre place
Capitaine en chef.
Ne plus ouvrir
Les mains vidées,
Regarder les doigts mous
Céder à l’arme facile
Qui berce dans son giron
Loveur.
Découvrir sa poitrine,
Crever d’envie de se recroqueviller
Mais bomber le torse
Sans y croire
Au début.
Ne pas croiser les bras
Et se cacher,
Écraser ses seins
Et poumons.
Ne pas cesser de respirer.
Et comme un nouveau-né,
Crier de douleur à la première
Goulée,
Meme aux suivantes,
Jusqu’à trouver le cran,
Le rythme.
Et ne plus céder
Désormais.
Parce qu’on a affronté
Poings levés.
La machine bloquée
Ne coince plus.
Le cou faut des tours
Et la tête caracole.
Ne plus céder
Jamais.
Ne plus tomber,
Ne plus sombrer
Et s’aveugler.
Relever la tête,
Les cervicales rouillées,
Qui grincent,
Qui pincent.
Salopes !
Mais,
Quitte à jurer,
Ne plus céder,
Ne plus baisser
Les bras et le dos
S’affaisser.
Les poings levés,
La pose est bête
Mais aide la tête
À reprendre place
Capitaine en chef.
Ne plus ouvrir
Les mains vidées,
Regarder les doigts mous
Céder à l’arme facile
Qui berce dans son giron
Loveur.
Découvrir sa poitrine,
Crever d’envie de se recroqueviller
Mais bomber le torse
Sans y croire
Au début.
Ne pas croiser les bras
Et se cacher,
Écraser ses seins
Et poumons.
Ne pas cesser de respirer.
Et comme un nouveau-né,
Crier de douleur à la première
Goulée,
Meme aux suivantes,
Jusqu’à trouver le cran,
Le rythme.
Et ne plus céder
Désormais.
Parce qu’on a affronté
Poings levés.
La machine bloquée
Ne coince plus.
Le cou faut des tours
Et la tête caracole.
Ne plus céder
Jamais.
mercredi 10 août 2016
Tout oui mais pas la Lune
Tout fairevoircomprendre,
Traverser le monde de part en part,
Connaître les lieux les plus reculés,
Les plus grands secrets,
S’aventurer sur toute la terre.
Mais, se contenter de regarder la Lune.
Tout direexpliquervomir,
Tout sortir de son sac
Et se sentir léger comme une plume,
Se sentir solide sur ses pieds
Et volant comme un gymnaste chinois.
Mais, laisser la Lune à sa place.
Tout apprendrelireécrire,
De toutes les langues
Et de toutes les sciences,
À sautiller de joie,
Toujours émerveillé du nouveau livre en soi.
Mais, ne pas rechercher les étoiles.
Tout expérimentervivresentir,
Dans le corps et l’esprit,
Les mânes des ancêtres
Et les bêtabloquants
Pour être un légitime et intègre sachant.
Mais, revenir de la Lune.
On se croit raisonnable
Dans ses désirs
Parce qu’on a su dire
En grand sage :
« Non pas la Lune,
Je ne suis pas fou. »
On a cru que tout le reste
Ca n’était pas trop.
Humain oui
Mais pas débile.
« Je veux,
Je veux pouvoir,
Donc je peux...
- Tout ?
- Oui tout !
- N’essaye pas de tout réussir,
Tu n’auras plus le temps de rêver.
Ton esprit et ton corps mourront d’épuisement.
- Mais si bien sûr, je rêve aussi !
On ne meurt pas de fatigue. On n'en meurt plus.
- On meurt de tout mon cher.
- Je ne demande pas la Lune.
- Et qu’est-ce donc que la Lune ?
- Arrêtez !
- Qu’est-ce donc que la Lune pour nous humains ?
- Trop haut, trop loin, trop...
- Trop tout. La Lune c’est tout. Et ce n’est pas pour nous. »
Ce sera donc un peu,
Ce sera déjà bien,
Paraît-il.
Traverser le monde de part en part,
Connaître les lieux les plus reculés,
Les plus grands secrets,
S’aventurer sur toute la terre.
Mais, se contenter de regarder la Lune.
Tout direexpliquervomir,
Tout sortir de son sac
Et se sentir léger comme une plume,
Se sentir solide sur ses pieds
Et volant comme un gymnaste chinois.
Mais, laisser la Lune à sa place.
Tout apprendrelireécrire,
De toutes les langues
Et de toutes les sciences,
À sautiller de joie,
Toujours émerveillé du nouveau livre en soi.
Mais, ne pas rechercher les étoiles.
Tout expérimentervivresentir,
Dans le corps et l’esprit,
Les mânes des ancêtres
Et les bêtabloquants
Pour être un légitime et intègre sachant.
Mais, revenir de la Lune.
On se croit raisonnable
Dans ses désirs
Parce qu’on a su dire
En grand sage :
« Non pas la Lune,
Je ne suis pas fou. »
On a cru que tout le reste
Ca n’était pas trop.
Humain oui
Mais pas débile.
« Je veux,
Je veux pouvoir,
Donc je peux...
- Tout ?
- Oui tout !
- N’essaye pas de tout réussir,
Tu n’auras plus le temps de rêver.
Ton esprit et ton corps mourront d’épuisement.
- Mais si bien sûr, je rêve aussi !
On ne meurt pas de fatigue. On n'en meurt plus.
- On meurt de tout mon cher.
- Je ne demande pas la Lune.
- Et qu’est-ce donc que la Lune ?
- Arrêtez !
- Qu’est-ce donc que la Lune pour nous humains ?
- Trop haut, trop loin, trop...
- Trop tout. La Lune c’est tout. Et ce n’est pas pour nous. »
Ce sera donc un peu,
Ce sera déjà bien,
Paraît-il.
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